Mardi 5 mai
Passay et Saint-Philbert-de-Grand-Lieu
Exceptionnellement, nous sommes partis à 30 personnes pour cette journée plutôt basée sur des visites culturelles.
Le matin : Passay et la maison du pêcheur
Passay est le seul village de pêcheurs autour du lac de Grand-Lieu. La maison des pêcheurs du lac de Grand-Lieu propose de vous immerger dans son univers grâce à son espace muséographique, ses aquariums et sa tour panoramique qui offre une vue imprenable sur le lac.

Le lac
2500 ha l’été, 6500 à 7000 l’hiver ; 3 m de profondeur maxi ; classé réserve naturelle depuis 1980, il abrite plus de 300 espèces d’oiseaux, 50 espèces de mammifères, 20 espèces d’amphibiens, 24 espèces de poissons, 500 espèces végétales.
Le musée
*La pêche a longtemps été l’activité économique principale de Passay. 120 pêcheurs étaient recensés en 1923. Aujourd’hui, 7 pêcheurs professionnels ont l’autorisation de travailler sur le lac. Ils sont tous membres de la société coopérative des pêcheurs du lac de Grand-Lieu qui a été créée en 1907, à la suite d’un mouvement de grève des pêcheurs pour gagner leur autonomie.
*Le lac offrait de nombreuses activités aux habitants. Les pêcheurs, bons connaisseurs du lac, participait à la chasse au gibier d’eau en tant que conducteurs ou ramasseurs pour les amis du couple Guerlain. Les femmes, quant à elles, assuraient les activités domestiques et économiques complémentaires à la pêche : tissage, dépouillage des grenouilles, préparation des anguilles, dépeçage d’animaux pour les fourrures, tressage de joncs…
*Le quotidien du village était rythmé par des moments festifs. L’été était attendu car il correspondait à la saison de la cueillette des mâcres, au mois d’août. Les dimanches d’été, on partait en famille sur le lac manger sur le piquet. La communauté se rassemblait régulièrement autour des rituels propres lors des mariages, de la kermesse, de la fête de la Sainte-Anne ou encore lors de la fête des pêcheurs.
L’aquarium du lac et le salon des techniques de pêche
Situé dans le jardin, l’aquarium est un endroit dédié à la découverte des poissons du lac. Les sept pêcheurs respectent une réglementation spécifique pour exercer leur activité. Les poissons dits nobles (brochets, sandre) sont les plus recherchés et c’est l’anguille qui est la source principale de leurs revenus
L’écrevisse, considérée comme espèce exotique envahissante, est aussi pêchée et vendue. Des bancs interactifs sont mis à disposition pour découvrir les témoignages oraux sur les techniques traditionnelles de pêche
La tour panoramique
Du haut de ses 12 mètres, la tour dispose d’une vue imprenable sur le lac de Grand-Lieu. En partie centrale, les eaux libres sont marquées par la présence d’herbiers flottants : nénuphars blancs et jaunes. Les rosières boisées entourent les eaux libres, on y trouve principalement des variétés de roseaux et de saules. Les levis ou îlots de roselière boisé se déplacent au rythme des coups de vents et des variations du niveau d’eau. En périphérie du lac se trouvent des prairies humides utilisées pour le pâturage et la fauche.
Maison TUDEAU
Cette bâtisse date du 19e siècle, la famille résidait dans la seule pièce. Habitat typique des maisons de pêcheurs, cette dernière a su garder son architecture au fil des décennies.
Randonnée de 8,5 km à partir de Passay.
De l’observatoire, nous prenons le bois de Passay puis nous cheminons le long du ruisseau de la Chaussée avant de contourner le bourg, revenir par le pont du Gui et le GRP du tour du lac de Grand-Lieu à notre point de départ, pique-nique avec le soleil retrouvé.
L’après-midi : l’abbatiale de Saint Philbert de Grand-Lieu
Déas est le nom médiéval du domaine agricole possédé par les moines philibertins de Noirmoutier depuis l’époque mérovingienne. Don de l’évêque de Poitiers à Philibert, peu de détails sont disponibles sur sa structure à l’époque carolingienne. Directement connecté à la Loire par la rivière la Boulogne et le lac de Grand-Lieu et traversé par une voie antique, ce domaine est un carrefour stratégique.
Le site
Le jardin dit « du cloître »
Ce jardin, situé au nord de l’abbatiale, tient son appellation de l’usage affecté à cette cour lors des remaniements du 17e siècle. S’agissait-il alors d’une continuité dans l’organisation des espaces monastiques de Déas depuis le 9e siècle ? En 2012 et 2013, ce jardin a livré quelques indices en ce sens à l’occasion de sondages archéologiques, mais la quête de preuves formelles occupera vraisemblablement encore quelques générations d’archéologues.
L’abbatiale : la naissance d’une abbaye
Au début du 9e siècle, l’existence de l’abbaye de Déas est attestée. Créée dans un premier temps pour servir de refuge aux moines de Noirmoutier face aux attaques des vikings, Déas devient à partir de 836 le nouveau lieu de vie de la communauté et accueille les reliques miraculeuses de Saint Philibert. L’abbaye devient ensuite lieu de pèlerinage. L’abbatiale est le plus ancien monument de la Loire-Atlantique et l’un des rare témoin de l’architecture carolingienne en Europe. Son chœur et son déambulatoire du 9e siècle, ces arcs en plein cintre et ses piliers cruciformes en brique et tuffeau, en font un lieu unique.
La galerie
À cet emplacement, en 2013, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour un vaste ensemble funéraire et les traces d’une galerie médiévale.
Le jardin des simples et le verger
Jouxtant l’abbatiale, proche de la Boulogne, ce jardin présente des plantes utiles et alimentaires du haut Moyen-Âge. Inspiré du plan du monastère de St Gall et des listes de plantes du capitulaire De Villis, cet écrin de verdure abrite une flore cultivée pour ses vertus médicinales, aromatiques ou tinctoriales : guède, bétoine, garance, aurone (ou citronnelle), rue des jardins et autres sauges.
Au delà de la barrière, au bord de la rivière, a été créé un verger, illustrant aussi un jardin spécifique des monastères médiévaux : le cimetière verger. On y trouve : cormier, cognassier, poirier, cerisier, figuier, noyer.
Salles d’expositions
S’y trouvent des animaux naturalisés et des expositions temporaires.
Nous avons fini notre journée au pas de course car la météo n’était pas du tout engageante, venteuse et froide.
Du 19 au 21 mai
La découverte de la vie de château : l’arc sud Bretagne
Mardi 19 mai
Départ pour notre séjour de trois jours

Direction Arzal, pour une boucle de 14,5 km le matin, départ sous la pluie, un final froid, venteux mais sec
Arzal s’est développée à proximité de l’ancienne voie romaine et s’est trouvée au Moyen-Âge sur la route des grands pèlerinages. La Vilaine, autrefois appelée Visnonia, prend sa source dans les collines de Juvigné en Mayenne. Elle rejoint l’océan à Billiers après avoir parcouru 225km.

L’église St Martin d’Arzal conserve encore des éléments du 15e siècle. Sur la place sont exposés deux canons provenant d’un vaisseau coulé en 1759 lors de la bataille des Cardinaux qui vit la défaite de la flotte française face aux Anglais.

Pour cause d’inondation, nous avons raté le hameau de Lantiern, ancienne étape sur la route de Saint Jacques de Compostelle. Nous rejoignons le village traditionnel de Vieille Roche associé à la bataille des Cardinaux puis une partie du sentier botanique de Cosca.
Le site du barrage, haut lieu de la plaisance, s’anime lors des éclusages.
Construit entre 1965 et 1970, il a permis de contrôler les crues et de créer une réserve d’eau douce qui approvisionne une grande partie de la région. L’hiver, le ballet nocturne est une curiosité pendant la pêche à la civelle.
L’après-midi, nous nous baladons autour du Moustoir, au bord de la Vilaine, ultime escale des pèlerins avant d’embarquer pour St Jacques de Compostelle. Ici, le fleuve est large de 500 m, une cale fait face au petit port de Tréhiguier sur l’autre rive.

Puis installation au Château de l’abbaye de Prières à Billiers.
Mercredi 20 mai
Départ du château pour une boucle de 17,2 km.
Nous commençons par rejoindre le bourg en longeant l’étier de Billiers, puis la petite zone artisanale, la campagne, champs éolien, et à nouveau la pointe du Moustoir, pour longer la Vilaine pendant 6 km (pique-nique à port Nart, dolmen le Crapaud à peine visible et le cairn de Grays) avant de rejoindre la presqu’île de Penn-lann puis le port et l’étier de Billiers.


L’ancienne abbaye cistercienne de Prières
Elle fût fondée en 1252 par le duc de Bretagne Jean 1er le Roux. La chapelle abrite encore des pierres tombales. A l’extérieur, la pierre à soles servait de gabarit pour les pêcheurs fournissant les moines en poissons. Aujourd’hui le site est un centre de réadaptation

Penn-lann est dominé par son phare rouge et blanc du 19e
Sur la pointe, le domaine de Roche Vilaine, construit autour d’une maison du 19e et d’un ancien fortin
Météo plus clémente pour cette randonnée
Belle soirée conviviale au Château, visite plus approfondie du parc et de l’église le jeudi 21 mai
Jeudi 21 mai
Damgan
Départ du château après le rangement
Damgan fait partie du Parc naturel régional du golfe du Morbihan. Damgan est une presqu’île située entre celle de Rhuys et l’estuaire de la Vilaine. À l’ouest, la rivière de Pénerf marque la limite de la commune, l’océan Atlantique au sud, la commune d’Ambon au nord et à l’est Nous longeons la grande plage de Damgan pour rejoindre La Grande Plage de Kervoyal (ou plage de Landrezac) . Longue de près de 3 km, elle offre également un beau point de vue sur la Presqu’île de Guérande. Par beau temps, on peut même voir au loin le port de Piriac-sur-Mer.

La suite, c’est à la campagne que ça se passe, avec la visite des bocages de Damgan.
Dernière étape intéressante, le village de Larmor avec ses authentiques maisons de marins des XVIe et XVIIe siècles. Puits et four à pain. Nous vivons là un moment convivial qui restera dans nos annales. Cap à bâbord avec la Presqu’île de Pénerf ! Notre exploration de la commune continue avec le port de Pénerf, tout à l’Ouest de Damgan. Vestige de l’âge d’or du XVIe siècle, le lieu n’a rien perdu de son charme si particulier. On aime son panorama, ses bancs au bord de l’eau qui permettent d’admirer la rivière de Pénerf, le léger tangage des bateaux du port, son église. Enfin, en longeant la Presqu’île, nous apercevons la Tour des Anglais. C’est la plus ancienne tour à feu subsistant sur le littoral atlantique. Son nom reste quant à lui assez énigmatique et pourrait venir du passé avec notre ennemi de toujours. Un mystère incontournable de Damgan.

Avec sa langue de sable de près de 5km de long, la Grande Plage de Damgan est le spot préféré des vacanciers quand vient la belle saison. Exposée plein sud, nous terminons là notre boucle de 20 km sous un soleil de début de canicule ! Bain pour certaines
Retour en soirée à St Sébastien
Mercredi 3 juin
Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Une randonnée classique de 15 km faite sous la pluie !
Jeudi 4 juin
Le Croisic, Batz-sur-Mer, Le Pouliguen
Pour éviter le sol très humide du marais salant, j’ai choisi de partir du Croisic.
De la gare, nous rejoignons le beau parc de Penn Avel puis la grande côte de la Côte d’Amour pour Batz, les plages de Valentin, Saint Michel, le grand Blockhaus, la Govette dernière plage avant le Pouliguen, la pointe de Penchâteau et la mairie du Pouliguen. Nous rejoignons la gare en longeant le port de plaisance, randonnée de 17 km avec soleil et fraîcheur, une grosse averse de 5 min !
Mardi 11 Juin
La Brière, Saint Joachim , île Fédrun et Rozé
Départ matinale pour la Brière
La Brière est un marais situé au nord de l’estuaire de la Loire sur l’océan Atlantique, à l’ouest du département de la Loire-Atlantique, il constitue la partie est du pays de Guérande. Au sud de la Vilaine la Brière, ou Grande Brière, est drainée par le dernier affluent de la Loire, le Brivet, qui se jette dans l’estuaire de la Loire à la limite des communes de Saint-Nazaire et Montoir-de Bretagne.Son territoire s’étend sur 490 kilomètres carrés (49 000 ha), dont 170 kilomètres carrés (17 000 ha) de zones humides, au cœur desquelles le marais de Grande Brière mottière couvre à lui seul 70 kilomètres carrés (7 000 ha)
Le marais de la Grande Brière mottière, d’une altitude d’un mètre seulement
Les hommes se sont installés dans les petites îles calcaires du golfe primitif, la principale étant celle de Pendille ou Pandille dite aussi « du bourg » de Saint-Joachim, qui fait figure de capitale de la Grande Brière mottière, et dont dépendent plusieurs autres « îles » (Fédrun, Mazin, Aignac, Ménac et Bais). Le village îlien est entouré d’un canal circulaire, la « curée », creusé de « chalandières » où sont amarrés les chalands servant à parcourir le marais. De ce canal partent d’autres canaux, plus importants, menant au grand marais. Une seule rue circulaire dans le village, parallèle à la curée. Au centre de l’île, à l’intérieur de la rue circulaire, la « gagnerie » pour les cultures, avec également les puits, les moulins, etc. Entre la rue circulaire et la curée, les levées s’achevant en talus sur les rives du canal. Dans le marais lui-même, on nomme « piardes » les zones d’eaux libres, « marreaux » les marais drainés utilisés comme prairies et « coupis » les marais non aménagés exploités collectivement pour la chasse, la pêche, la coupe des joncs pour les toits de chaume et le ramassage de la tourbe pour le chauffage
Randonnée en barque d’une heure avec Valérie pour un groupe, tour de l’île Fédrun pour l’autre, puis inverse
Après le pique-nique au bord de la curée, nous avons une visite guidée par la maison du parc : l’histoire de Fédrun, les chaumières, la maison de la mariée
La superficie limitée de l’île de Fédrun a contraint ses habitants à aménager l’espace de façon particulière : les propriétés privées s’organisent en étroites parcelles dessinées dans le sens de la longueur (les lanières) juxtaposées autour d’une route faisant le tour de l’île. Les propriétés privées, situées côté extérieur de la route, disposent d’un accès direct à la « curée », ceinture d’eau entourant l’île, tandis que la partie centrale de l’île, constituant son point culminant et à l’abri des risques d’inondation, accueille une « gagnerie », vaste champ ouvert cultivable par tous les habitants de Fédrun
La découverte d’un phénomène de mode qui a vu passer les deux guerres mondiales. Des ateliers de confection de fleurs de cire de Saint-Joachim, en passant par les différentes modes de couronnes de mariée, pour finir par les précieux et énigmatiques globes de mariées. Avec un ensemble de 200 globes, la Maison de la mariée possède la plus grande collection publique.
Ensuite randonnée de 9 km à partir de l’observatoire de Rozé entre campagne et étiers

Mercredi 17 Juin
Moment convivial sur l’île Forget
Nous étions 27 pour ce moment bien agréable, débriefing de l’année, remarques et présentation du programme de l’année prochaine
Merci à toutes et tous pour cette belle année
Bel été à tous
Marie-Françoise, animatrice