Les 3A proposent une cinquantaine d’activités animées par une grosse cinquantaine de bénévoles. Chaque année, ces bénévoles bénéficient d’une journée de découverte des « trésors » de la région. Alors, pourquoi garder pour soi des compétences quand elles pourraient permettre à d’autres de s’engager dans de nouvelles activités ?
Cette année, cette journée de découverte parcourait une partie du Sud-Vendée ; quatre étapes étaient prévues :
- Visite de la maison de Clemenceau à Saint-Vincent-sur-Jard
- Repas au Jardins de l’Atlantique
- Visite guidée de la forteresse médiévale de Port Bourgenay, érigée par Richard Cœur-de-Lion. Cependant, pour des raisons qui nous ont échappé, cette visite a dû être annulée et a été remplacée par une visite libre du port, ce port était déjà actif au Moyen-Âge
- Visite de la distillerie Vrignaud de Luçon, connue en particulier pour son « Kamok »
1> La maison de Clemenceau
Né en 1841 en Vendée à Mouilleron-en-Pareds, Georges Clemenceau hérite de son père le goût de la politique et s’oriente vers des études de médecine. Il obtient sa thèse en mai 1865.
Ses études à Paris lui permettent de rencontrer Claude Monet et de fréquenter les sphères politiques de la gauche. Il devient militant républicain et crée son premier hebdomadaire Le Travail. Il fait un séjour en prison à cause d’un appel à manifestation place de la Bastille en souvenir de la Seconde République.
En raison d’un chagrin d’amour, et aussi dans un contexte politique hostile, il quitte la France pour l’Angleterre puis les États-Unis. Là-bas, Georges Clemenceau gagne sa vie comme correspondant pour le journal Le Temps et comme professeur d’équitation et de français dans un collège pour jeunes filles. Il y rencontre sa future femme Mary Plummer, une de ses élèves, qu’il épouse en 1869, date de son retour en France. De cet épisode de sa vie, il repart avec une parfaite maîtrise de l’anglais et une expérience de la démocratie américaine.
De retour en France, Georges Clemenceau est happé par les événements politiques : guerre franco-prussienne, proclamation de la Troisième République. La médecine lui permet de subvenir aux besoins de sa famille, activité qu’il exercera jusqu’en 1885. Il divorce en 1892 et obtient la garde de ses trois enfants, Madeleine, Thérèse et Michel.
Il débute sa carrière politique en qualité de maire de Montmartre en 1870. Il est ensuite élu député puis sénateur. Républicain radical, polémiste engagé sachant manier la plume et maîtrisant le discours, Georges Clemenceau est un fervent défenseur de la justice et des libertés autant qu’il est l’ennemi du désordre et de la violence.
Adversaire politique redoutable dans son opposition à la politique d’expansion coloniale de la France, il est le tombeur de ministères : Ferry en 1881, Gambetta en 1882, Freycinet en 1882, Ferry en 1885. Il prend part à des affaires politiques, comme l’affaire Dreyfus. Il trouve le titre du célèbre « J’accuse » d’Émile Zola et le fait publier dans L’Aurore dont il est le rédacteur en chef.
En 1906, il est nommé ministre de l’Intérieur et Président du Conseil. S’entourant de collaborateurs qu’il connaît parfaitement, il lance de nombreuses réformes jusqu’en 1909, qui suscitent des révoltes et des controverses. Ses actions politiques lui valent des surnoms comme « le Tigre », « le premier flic de France » ou encore « le briseur de grèves ».
Dès 1910, il prévoit le risque de guerre avec l’Empire allemand. En 1915, il devient président de la commission des Armées et président de la commission des Affaires étrangères. Durant la Première Guerre mondiale, il n’hésite pas à parcourir les tranchées afin de remonter le moral des troupes, tout comme il se montre inflexible vis-à-vis des déserteurs.
De nouveau Président du Conseil et ministre de la Guerre de 1917 à 1919, il conduit la France à la victoire et devient, à la signature de l’Armistice, « le Père La Victoire ». Il négocie la paix et signe le traité de paix à Versailles le 28 juin 1919.
Critiqué de toutes parts, il essuie un échec lors de l’élection présidentielle de janvier 1920 face à Paul Deschanel, mettant ainsi un terme à sa carrière politique.
Le repos à Belébat
Après cet échec politique, Georges Clemenceau décide de se retirer et de retrouver sa Vendée natale à la belle saison.
Il a un véritable coup de cœur pour une maison de pêcheur, située au lieu-dit Belébat, dominant la mer depuis le sommet d’une dune. Le commandant Amédée Luce de Trémont, le propriétaire de la maison, propose à Georges Clemenceau de la lui céder gracieusement. Refusant cette offre, l’ancien Président du Conseil signe un bail à vie le 5 décembre 1919, consenti pour 150 francs par an, somme qui est redistribuée aux plus nécessiteux de Saint-Vincent-sur-Jard.
Jusqu’à sa mort en 1929, c’est là qu’il laisse libre cours à ses passions pour les arts extrême-orientaux, la littérature et son jardin.
Il décède le 24 novembre 1929 dans son appartement parisien situé au 8 rue Benjamin Franklin dans le XVIème arrondissement et qui abrite aujourd’hui le musée Clemenceau.
Il est enterré à Mouchamps en Vendée, à côté de son père.





































2> Repas au Jardins de l’Atlantique
Cet hôtel-restaurant est situé un peu en hauteur au-dessus du Port Bourgenay de Talmont-Saint-Hilaire. Ce repas est l’occasion de contacts entre animateurs.




3> Visite du Port Bourgenay
Niché entre plage, forêt, dune et marais, Port Bourgenay est un port de plaisance à marées 100 % nature. A Talmont-Saint-Hilaire, ce port en eau profonde de 650 anneaux offre un panel complet de services ainsi qu’une vie animée à l’année avec ses restaurants et ses commerces. Situé à quelques pas du Bourgenay Golf Club, de la plage du Veillon, du port ostréicole de La Guittière et du château médiéval de Talmont, Port Bourgenay participe à une vaste aire de loisirs.














4> Visite de la distillerie Vrignaud
Fondée en 1812 à Luçon, la Distillerie Vrignaud incarne depuis plus de deux siècles la tradition vendéenne. Aujourd’hui installée à Corpe, à deux pas de Mareuil-sur-Lay, au sein d’un logis du XVIIe, elle poursuit son histoire en mêlant savoir-faire ancestral et créativité moderne. Reconnue pour ses spiritueux et liqueurs de qualité, comme le Kamok, la Mentilla ou encore la célèbre Troussepinette, la distillerie perpétue son héritage en sublimant des ingrédients nobles : fruits, plantes, épices et cafés. La Distillerie Vrignaud vous propose désormais son premier whisky, le Mainclaye, élevé en Stockinger de Chenin et Fonseca de Porto.

















5> Une journée à croquer
Parmi nos animateurs, se trouve Gilbert qui anime l’activité « Croquis d’extérieur »
Il a profité de quelques sensations pour en laisser l’empreinte sur son carnet…







