Bonjour à toutes et à tous
A cause des vacances, nous venons juste de terminer cette fin de mois l’atelier cuisine d’avril pour les deux groupes.
Le menu était un peu plus festif.
Beaucoup de travail mais, comme d’habitude, nous avons terminé dans les temps pour en déguster le résultat. Le silence complet régnait dans la salle : très impressionnant !!!
Comme en avril, en principe, nous fêtons Pâques ce mois-là, nous avons eu un petit apéro accompagné de petites douceurs.
Juste un petit verre de rosé pour le premier groupe… mais pour le deuxième groupe, Marielle fêtait son anniversaire ce jour-là, le rosé s’est transformé en champagne qu’elle nous a gentiment offert.
Au menu des festivités :
- Petits verres de l’amitié et leurs douceurs aux sardines
- Salade de quinoa fruitée
- Navarin de veau au safran
- Tarte rustique aux poires et fève tonka.
Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles découvertes.
Pierrette et Rose Marie
Atelier cuisine Avril 2026
Thème de cette année : A la découverte des épices
Ce mois-ci : sésame, safran et fève tonka
Au menu :
- Petits verres de l’amitié et leurs douceurs aux sardines
- Salade de quinoa fruitée
- Navarin de veau au safran
- Tarte rustique aux poires et fève tonka.
Douceurs aux sardines
Billes appétitives de sardines
Ingrédients (pour 10 billes environ) 1 bocal de rillettes de sardine au citron – 150 g de St Môret – 30 g d’abricots secs – 1 c à s de pistaches décortiquées non salées – 1 c à s de graines de courge – 1 pincée de piment d’Espelette.
Couper en dés très fins les abricots. Dans un bol, mélanger les rillettes de sardines avec le fromage frais. Mélanger avec les abricots. Mettre au frais 1 h. Concasser les graines de courge préalablement toastées et les pistaches en petites brisures. Avec le mélange précédent, façonner des billes de 2 cm environ et les enrober avec les brisures de courge et pistache.
Planter un pic apéritif dans chaque bille avant de servir.

Mini tartelettes au thon, câpres et estragon
Pour 6 personnes : 100g de fromage frais – 1 boîte de thon – 6 feuilles de brick – 1 c à s de câpres – 1 c à s de paprika – huile d’olive – sel et poivre – quelques feuilles d’estragon.
Préchauffer le four à 180°. Couper chaque feuille de brick en quatre, les badigeonner d’huile d’olive. Superposer 2 morceaux et les mettre dans des alvéoles d’un moule à muffins pour former des petites corolles. Enfourner pour 8 à 10 min jusqu’à ce qu’elles soient dorées et croustillantes. Laisser refroidir. Émietter le thon dans un bol, ajouter le fromage frais, les câpres hachées l’estragon, un filet d’huile, du sel et du poivre et une pincée de paprika. Mélanger bien pour obtenir une préparation homogène. Garnir chaque corolle avec une cuillère de préparation au thon, saupoudrer légèrement de paprika pour la touche finale et déguster.
Cigarettes de sardines à la ricotta
Pour 6 personnes : 250 g de ricotta – 20 g de beurre – 2 boîtes de sardines au naturel – 10 feuilles de brick – 50 g de pignons de pin – sel et poivre – basilic frais.
Laver et ciseler les feuilles de basilic. Mélanger dans un bol la ricotta, les pignons de pin et le basilic. Saler et poivrer. Préchauffer le four à 180°. Couper les feuilles de brick par la moitié. Déposer 1 c de farce sur le bord de la feuille et ajouter la moitié d’une sardine puis rouler à la façon d’un nem. Badigeonner les bricks de beurre fondu, les déposer sur une plaque recouverte de papier cuisson et enfourner pour 8 à 10 min pour obtenir une belle coloration.

Salade de quinoa fruitée
Pour 6 personnes : 250 g de quinoa – 2 avocats – 1 filet de saumon fumé – 250 g de tomates cerises – 1 échalote – du gomasio – 1 pamplemousse – huile, citron, sel et poivre. De l’aneth
Rincer et faire cuire le quinoa à l’eau bouillante 15 min environ, l’égoutter et le mettre à refroidir.
Éplucher l’échalote et l’émincer très finement. Retirer les suprêmes du pamplemousse et les couper en 2 ou 3. Éplucher l’avocat et le couper en petits morceaux.
Ajouter les tomates cerises coupées en deux. Réunir l’ensemble dans un saladier, assaisonner avec l’huile d’olive, le sel et le poivre, le gomasio et un peu d’aneth. Bien mélanger le tout et goûter pour vérifier l’assaisonnement. Mettre au frais.
Répartir le mélange dans des verrines ou verres. Décorer avec le reste d’aneth

Navarin de veau au safran
Pour 6 personnes : 1,5 kg de quasi de veau – 12 pommes de terre à chair ferme – 12 carottes fanes – 1 grosse carotte – 1 tomate – 150 g de pois gourmand – 2 gousses d’ail – 2 oignons – 1 bouquet garni – 50 cl fond de veau – 1 c à s de farine – 20 g de beurre – 1 c à s d’huile – 1 pincée filaments de safran – du cumin – de l’origan – sel et poivre.
Préchauffez le four à 180°. Découpez le veau en cubes, pelez la carotte et les oignons puis coupez -les en rondelles. Pelez et épépinez la tomate et coupez-la en dés. Pelez et hachez l’ail. Effilez les pois gourmands. Épluchez les pommes de terre et faites-les bouillir dans de l’eau salée 3 min. Égouttez et séchez.
Faites dorer la viande dans une cocotte avec l’huile et le beurre, saupoudrez de farine et mélangez 2 min. Remplacez la viande par les rondelles de carottes, les oignons et l’ail, faites revenir 5 min puis ajoutez le fond de veau, le cumin, l’origan, les dés de tomates et la viande. Salez et poivrez. Couvrez et enfournez 1h. Ajoutez les pommes de terre et les carottes fanes et poursuivez la cuisson 30 min th 150°.
Plongez les pois gourmands 3 min dans de l’eau bouillante salée puis dans de l’eau glacée. Trempez le safran dans un peu d’eau tiède.
Retirez la viande et les légumes de la cocotte, incorporez le safran et son eau de trempage dans la sauce et faites réduire doucement. Rectifiez l’assaisonnement puis remettez la viande et les légumes pour les réchauffer.
Parsemez d’herbes ciselées et servez sans attendre.



Tarte rustique aux poires et fève tonka
Pour 6 à 8 personnes.
Pour la pâte : 250 g de farine – 125 g de beurre – 80 g de sucre roux – 1 jaune d’œuf – 3 à 4 cuillères d’eau glacée – 1 pincée de sel.
Pour la garniture : 4 poires – 1 fève tonka – 2 à 3 c à s de poudre d’amande – 1 poignée d’amandes effilées – cassonade – 1 jaune d’œuf.
Préparez la pâte : tamiser la farine dans un bol, ajouter le beurre coupé en petits morceaux et le sel. Mélanger du bout des doigts afin d’obtenir un mélange sablé. Faire un puits et ajouter au centre le jaune d’œuf, l’eau et le sucre. Mélanger sans trop travailler puis braiser la pâte sur le plan de travail en l’écrasant avec la paume de la main afin de l’amalgamer. L’envelopper de film alimentaire et la placer au frais une heure environ.
Pendant ce temps, éplucher les poires, les couper en deux, les évider puis les trancher en leur laissant la forme.
Passée l’heure, sortir la pâte du frigo, préchauffer le four à 180°.
A l’aide d’un rouleau, étaler la pâte sur une feuille de papier sulfurisé. La déposer sur une plaque de cuisson.
Saupoudrer la pâte de poudre d’amande en laissant une marge de 2 à 3 cm, râper par-dessus la fève tonka puis ajouter un peu de cassonade. Répartir les poires, recouvrir d’amandes effilées. Replier les bords sur les poires. Battre le jaune d’œuf puis en badigeonner le pourtour avant de recouvrir toute la tarte d’un voile de cassonade.
Enfourner pour une trentaine de minutes.
Servir tiède accompagnée (ou pas) d’un peu de sauce au chocolat. Pour cela, mettre une tablette de chocolat à fondre dans 25 cl de crème fleurette



Le sésame
On ne connaît pas exactement l’origine du sésame, qui viendrait d’Afrique pour les uns, d’Inde pour les autres.
En Chine, cette épice est utilisée depuis 5 000 ans environ : les Chinois faisaient brûler de l’huile de sésame pour obtenir le noir de fumée avec lequel ils fabriquaient de l’encre.
Les graines et l’huile de sésame étaient déjà appréciées en cuisine.
A l’époque de la traite des noirs vers les Antilles et l’Amérique, les esclaves emportèrent des graines de sésame avec eux dans l’espoir qu’elles leur portent bonheur.
Il existe trois variétés de graines : les blanches, les brunes et les noires. La majorité d’entre elles sont vendues déjà décortiquées (elles sont alors de couleur claire) et parfois grillées.
Le sésame est cultivé dans de nombreux pays : Inde, Chine, Birmanie, Mexique, Pakistan, Turquie, Ouganda, Soudan et Nigeria. Une grande partie des récoltes est consommée sur place sauf au Soudan et au Nigeria qui en sont les principaux exportateurs.
Le gomasio, spécialité japonaise, est un mélange de graines grillées et moulues et de sel marin servant de condiment.
Le sésame entre dans la composition de laxatifs, de cataplasmes et est utilisé comme émollient.
L’huile de sésame est très stable et ne rancit pas à l’humidité, ce qui explique qu’elle soit employée pour la fabrication de lubrifiants, de savons et de produits cosmétiques. Elle est riche en protéines.
La fève tonka
La fève tonka ou fève de tonka, aussi appelée coumarou, est une graine contenue dans le fruit du teck, un arbre qui pousse dans les Caraïbes et en Amérique du Sud. Cette graine, qui se caractérise notamment par sa teneur en coumarine, est contenue dans le noyau du fruit de l’arbre qui est une gousse.
Les graines sont noires et ridées et mesurent 3 cm de long environ sur 1 cm de large.
Les fruits, arrivés à maturité en hiver, tombent naturellement sur le sol et sont récoltés au printemps suivant (mai-juin) Ils sont ensuite décortiqués pour en extraire les graines qui sont mises à sécher à l’ombre. Après dessiccation, les graines sont devenues presque noires. Un arbre adulte produit environ 156 kg de graines/an.
La fève tonka est utilisée dans l’alimentation dont elle sert à accommoder les plats et desserts, la parfumerie (ex : l’eau de parfum « tonka impériale » ou shalimar de Guerlain ou « pour un homme » de Caron) la cosmétique et même certains produits amincissants.
Autrefois, on en ajoutait au tabac à priser pour son odeur forte et caractéristique proche de la cannelle. C’est désormais interdit en France mais autorisé en Belgique.
Les autochtones d’Amazonie la considèrent comme un porte bonheur.
Le goût de la fève tonka se rapproche du caramel vanille avec une légère amertume.
Consommée en petites quantités, celle-ci possède des propriétés tonifiantes et apaisantes, antispasmodiques mais également anti-coagulantes, ce qui est bénéfique pour le système cardio-vasculaire. Ne pas en consommer en grande quantité car elle pourrait être toxique pour le foie (plus de 30 !!!)
Le safran
Le mot safran vient de l’arabe za’faran, qui signifie « jaune », couleur sacrée choisie par les moines bouddhistes pour leurs robes. Son prix est très élevé car il faut cueillir environ 200 000 fleurs de crocus sativus pour obtenir 450 g de safran. Chaque fleur possède juste 3 stigmates
Le safran était apprécié à la fois comme colorant, comme médicament et comme épice par les Grecs et les Romains. L’empereur romain Héliogabale, célèbre pour ses excentricités prenait son bain dans une eau parfumée au safran.
Ce sont les marchands arabes qui apportèrent la safran en Espagne où il fut adopté ainsi que dans toutes les cuisines des pays bordant la méditerranée.
Il est conseillé d’acheter des stigmates sous la forme de filaments rouge violacé.
Le safran dégage un arôme particulier épicé.
Le safran est utilisé dans la préparation de sédatifs. Il est antispasmodique et évite les ballonnements. Il est aussi utilisé en parfumerie.
Pour colorer un plat, faire tremper les filaments dans un peu d’eau jusqu’à ce que le liquide ait une belle couleur jaune. Verser le tout dans le plat en fin de cuisson.
C’est l’épice la plus chère, aussi est-elle souvent frelatée… donc il faut faire attention. !!!