Le groupe 10 km à La Chapelle-Heulin

Ce 20 mars 2026, le car nous dépose à l’extrémité sud du marais de Goulaine, par un temps splendide qui donnera à notre rando un avant-goût d’après-midi quasi estival.
Notre itinéraire s’appuie sur des sentiers répertoriés et porte un nom qui intrigue, le circuit de l’agrion et des brumes. Les brumes près du marais, c’est banal mais que signifie donc agrion ?

Nous cheminerons par les champs et par les bois, les prairies et les vignes. Nous passerons juste en bordure ouest du bourg de la Chapelle-Heulin, du côté des stades mais traverserons plusieurs villages et hameaux, la Grenouillère, la Gagnerie, la Morsonnière… et des lieux-dits comme la Garenne de l’Ivernière, à l’aspect bien sympathique sous le soleil.
Un joli site, bien dégagé sur une hauteur (22 m), et que l’on voit bien avant de l’atteindre : c’est la Hauture et son vieux moulin, sans ailes mais désormais ouvert à tous les vents. La vue y est large, les vignes partout et, au nord-est, la Chapelle-Heulin et le clocher de son église.
S’il est vrai que certains incidents récents de notre groupe nous ont incités à toujours regarder soigneusement devant soi, c’est bien aussi d’avoir parfois un regard en arrière ; cela peut permettre de découvrir des sites inattendus comme par exemple cette grotte de la Bernardière.
Cela fait une boucle d’environ 9,5 km à travers une campagne gratifiante et des vignobles qui ne le sont (seront !) pas moins.
Et, bien sûr, certains d’entre nous se prendront à rêver d’un temps pareil pour les prochaines randos…

Béatrice – Gilles – Gérard – Henri

   

Une commune au cœur du vignoble nantais : environ la moitié de sa superficie est occupée par des activités viticoles (muscadet, appellation d’origine contrôlée « Muscadet Sèvre et Maine »).
Le nom de la localité est attesté sous la forme Capella Oelini en 1179. Heulin vient du nom du seigneur qui fonda la paroisse et bâtit la première église. Il pourrait s’agir de Hoël V, comte de Nantes et duc de Bretagne. Par la suite, le territoire fait partie du domaine des marquis de Goulaine.
En 1793, les Républicains occupent la commune et, en 1794, les « colonnes infernales » détruisent presque toutes les maisons du bourg.

Il s’étend sur six communes, 2000 ha, plus une zone inondable de 1200 ha et fait partie du vaste complexe de zones humides d’importance internationale de Basse-Loire, un espace exceptionnel du point de vue de la biodiversité animale et végétale. Le marais est relié à la Loire par un canal, la Goulaine. C’est un étranglement qui donne naissance aux marais et donne son nom à la rivière Goulaine : Gula-ana (goulet d’étranglement), ce qui correspond à la topographie de son cours inférieur, étranglé entre des barres granitiques à Embreil avant de rejoindre la Loire. C’est cet étranglement qui, ralentissant l’écoulement de l’eau, a pu engendrer les marais en amont. Un autre étranglement se trouve au niveau du pont de l’Ouen qui permet à la D 105 de franchir le marais. En cet endroit, la “Maison Bleue » est un lieu d’exposition permanent du Marais de Goulaine.
Le marais est un site naturel, inscrit depuis 1970, classé depuis 2001 et inclus dans le réseau européen Natura 2000.
Le marais est utilisé dès la préhistoire. Son aménagement est réalisé par les marquis de Goulaine dès le 17e s. : nombreuses douves (canaux) utilisées pour le commerce, via la Loire, de vins, eaux-de-vie, chaux, céréales…
En 1847, la construction de la levée de la Divatte enferme le marais, met fin à l’activité économique, et contribue à son envasement.
De nos jours, c’est un grand réservoir piscicole : la plus grande frayère à brochets de France (à noter cependant, les ravages de la prolifération des écrevisses de Louisiane depuis l’introduction de cette espèce dans le marais en 2012.

Agrion est le nom général d’insectes ailés, les demoiselles, proches des libellules, qui vivent au bord de l’eau et volent lentement. Et l’Agrion de Mercure est une espèce protégée sur l’ensemble du territoire national à la recherche des herbiers aquatiques pour se reproduire. Elle n’est plus présente sur le marais de Goulaine en raison de conditions écologiques devenues très défavorables à son implantation y compris la présence de prédateurs des supports de ponte comme l’écrevisse de Louisiane ou d’une plante invasive, la jussie. Cela en fait un symbole de conservation de la biodiversité dans ces zones humides et expliquerait le choix de donner ce nom à un parcours de randonnée.

Le four à chaux fut construit en 1825 pour les besoins de l’agriculture.
Le calcaire, extrait de Liré, descendait la Loire par bateau, remontait la Goulaine et le chenal de Montru puis était déchargé au port de Montru, à la pointe sud du marais de Goulaine, pendant la période des hautes eaux. Le charbon y était aussi stocké. On allumait le four et on y déversait par le haut des couches de calcaire (pierre à chaux) et de charbon. La chaux vive produite servait au chaulage des cultures ou à faire du mortier pour les travaux de construction. Il ne fonctionna que durant 25 ans car la construction de la digue de la Divatte condamna la batellerie sur le marais en raison de l’abaissement du niveau des eaux.
Pour la restauration du four à chaux, devenu propriété communale en 2018, la municipalité a signé un partenariat avec la Fondation du Patrimoine et a lancé un appel au don dès 2019.

A l’origine, un vœu de 1940 : édifier une grotte dédiée à la Sainte Vierge à La Bernardière, aux confins de la Chapelle-Heulin, de Haute-Goulaine et de la Haie-Fouassière, si la commune était épargnée par la guerre. La construction remonte au début des années 50.

Les groupes 6km et 8km sont eux aussi passés par Montru cette année

Le groupe 6km le 17 octobre 2025

Le groupe 8 km le 23 janvier 2026