Bonjour à tous, nous venons de terminer notre dernier atelier cuisine.
Ce mois-ci, nous avons travaillé les tomates de toutes les couleurs et les fraises.
En suivant la tradition depuis de nombreuses années, nous avons invité nos présidents à partager avec nous le repas. Eh ! cette année, nous en avions deux : Marie-Astrid et Alain. Année exceptionnelle !!!!!

Au menu :
- gaspacho aux fraises, tomates et basilic accompagné de petites mises en bouche:
- brochette magret, tomate, melon
- tomate cocktail fourrée au tartare de thon maison
- canapé « sweetheart » au foie gras
- carpaccio de tomates anciennes.
- tomates farcies au veau, sauge et parmesan.
- mousse à la fraise.
Comme d’habitude, ce repas a été confectionné dans la joie et la bonne humeur.
De notre premier groupe, tous feront une deuxième année, et nous avons quitté le deuxième groupe non sans une petite larme !


Nous avons passé une excellente année, alors bonnes vacances à toutes et tous etr rendez-vous le 23 septembre pour les inscriptions et début octobre pour les ateliers et un nouveau thème.
Pierrette et Rose Marie
Original ? Légumes oubliés, je vous aime !
Ce mois-çi : la tomate multicolore et la fraise
Au menu :
– Gaspacho aux fraises, tomate et basilic
– Petites mises en bouche
– Carpaccio de tomates anciennes
– Tomates farcies au veau, sauge et parmesan
– Mousse à la fraise
Gaspacho aux fraises, tomates et basilic
Pour 4 personnes : 400 g de tomates – 200 g de fraises – poivre noir – 6 feuilles de basilic – crème balsamique.
Ébouillantez les tomates, les peler et les épépiner. Rincez et équeutez les fraises. Coupez le tout en petits morceaux. Mixez le tout en ajoutant les feuilles de basilic. Poivrez, ajoutez la crème balsamique et mettez au frais.
Au moment de servir : mettre des glaçons dans les verres et ajoutez le gaspacho et décorez le verre d’une demi-fraise et d’un peu de basilic haché.
Petites mises en bouche
– mini brochette au jambon serrano, melon, tomates cerise.
– petites tomates farcies avec un tartare de thon : thon, St Moret, moutarde et herbes.
– canapés « sweetheart » au foie gras : pour 2personnes – 2 c à c d’huile d’olive – 1 c à c de vinaigre balsamique – 1 c à s de roquette – 40 g de foie gras – 2 tranches de pain d’épices
Hachez très finement l’échalote, ajoutez la roquette découpée, l’huile et le vinaigre, sel et poivre.
Coupez le pain d’épice et le foie gras. Déposez une tranche sur le pain d’épice, nappez d’un peu de vinaigrette et surmontez le tout d’une fraise coupée en deux. Laissez à température ambiante.

Carpaccio de tomates anciennes.
Pour 6 personnes : 2 tomates rouges – 2 tomates vertes – 2 tomates jaunes – 2 échalotes – des olives noires – de la feta – vinaigre balsamique et huile d’olive – gomasio – sel, poivre – origan ou basilic
Coupez les tomates en tranches d’égale grosseur, les déposez sur les assiettes en mélangeant les couleurs (2 tranches de chaque couleur par personne). Ajoutez les échalotes coupées en rondelles très fines. Ajoutez les olives, la feta coupée en dés et l’origan. Salez et poivrez, ajoutez l’huile et le vinaigre. Terminez par un peu de gomasio.

Tomates farcies au veau, sauge et parmesan
Pour 6 personnes : 700 g de veau – 1 œuf – 15 cl de lait – 80 g de parmesan râpé – 12 tomates ordinaires ou de couleurs – 1 petit bouquet de persil – 3 gousses d’ail – 2 oignons – 2 c à c de sauge séchée – 4 brins de thym – 12 c à c de riz ou de couscous – 3 tranches de pain de mie – 4 c à s d’huile d’olive – sel et poivre.
Imbibez le pain avec le lait. Coupez un chapeau aux tomates, évidez-les délicatement en réservant la pulpe. Égouttez celle-ci, éliminez le maximum de graines et concassez-la.
Hachez les oignons, faites-les fondre 10 min à la poêle dans 2 c à s d’huile. Ajoutez la concassée de tomates et l’ail haché, puis poursuivre la cuisson 5 min et laissez tiédir.
Préchauffez le four à 180° (th 6). Dans un saladier, mélangez intimement le veau haché avec le pain égoutté, l’œuf battu, le parmesan, le mélange oignons-ail-tomates, le persil haché, le thym émietté et la sauge. Salez et poivrez.
Versez 1 c à c de riz dans le fond des tomates et remplissez-les de farce sans tasser. Rangez-les dans un plat huilé. Arrosez-les d’un filet d’huile, puis enfournez pour 25 min.
Posez les chapeaux sur les tomates et poursuivez la cuisson 25 min.
Servez chaud ou à température ambiante.

Mousse à la fraise.
Pour 4 personnes : 400g de fraises + une douzaine pour le décor – 2 feuilles de gélatine (4 g) –
80 g de sucre + 2 c à s – 1 citron jaune auquel on aura prélevé le zeste – 400 g de crème liquide entière – de la menthe.
Réhydratez la gélatine dans un grand volume d’eau froide .
Rincez et équeutez les fraises. Placez-les dans une casserole et mixez avec le sucre et le jus de citron. Faites chauffez et laissez frémir 2 à 3 min.
Hors du feu, ajoutez la gélatine soigneusement égouttée.
Montez la crème bien froide en chantilly puis mélangez délicatement à la purée de fraises.
Déposez la mousse dans des verrines et réservez au froid.
Équeuttez les fraises restantes puis coupez-les en 4. ajoutez 2 c à s de sucre et le zeste de citron. Ciselez la menthe et ajoutez-la aux fraises. Réservez au frais.
Au moment de servir, déposez le mélange sur la mousse.

Petite histoire de la tomate.
Lorsque les conquistadors espagnols et portugais accostent au Mexique à l’aube du XVIe siècle, ils découvrent sur ce continent américain, tant fantasmé, des aliments qui vont révolutionner les menus européens. A leur retour du « nouveau monde » ils déchargent de leur bateau des pommes de terre, des haricots, des piments, des poivrons, des courges de toutes tailles, du maïs, des fraises, du cacao… et un drôle de petit fruit jaune domestiqué par les Aztèques. Les Espagnols commencent alors à cultiver cette variété et petit à petit la tomate se disperse aux quatre coins du bassin méditerranéen. Les Italiens l’appelle « pomme d’or ».
Cependant, avant de devenir la reine de nos assiettes d’été, la tomate doit encore surmonter un obstacle de taille. En effet, les botanistes l’ont apparenté à la famille des Solanacées, ce qui en fait une lointaine cousine de la mandragore, la racine des sorcières… Pendant deux siècles, la tomate a donc une double vie : dans le sud elle est cultivée par des paysans et dégustée sautée avec de l’ail, tandis que dans le nord, elle est l’objet de toutes les suspicions… On l’a dit toxique, immangeable, déplaisante et même dangereuse. Il faut attendre le XIXe siècle pour commencer doucement à conquérir le nord de l’Europe mais uniquement sous forme de sauce ou de condiment.
Il faut attendre le début du XXe siècle pour qu’elle soit enfin consommée crue et qu’elle rencontre le succès qu’on lui connaît. Elle est devenue un aliment central de notre alimentation.
Elle détient la deuxième place des légumes dans le monde après la pomme de terre.
Depuis une quinzaine d’années, petits producteurs et semenciers tentent de faire redécouvrir le vrai goût de la tomate aux consommateurs – les variétés anciennes ont refait leur apparition dans les potagers et sur les étals – et, surtout, demandent de ne pas manger de tomates en hiver !!!
Histoire de la fraise
Depuis la préhistoire, l’homme consomme des fraises issues de fraisiers sauvages ou fraises des bois. Les premières mises en culture datent du XIVe siècle avec la plantation de 12000 fraisiers dans le jardin du Louvre. Il s’agissait de fruits très parfumés mais très petits. Au XVIe siècle, les explorateurs sont émerveillés devant la grosseur des fruits. C’est probablement Jacques Cartier qui introduisit en France le fraisier écarlate. Il se répandit en Angleterre et en France, notamment en Bretagne. Au XVIIIe siècle, Amédée François Frézier découvrit des fraisiers aux fruits blanchâtres peu savoureux mais très gros. Seuls 5 plants avaient résisté à la traversée et ne donnèrent pas de fruits. Ils furent multipliés grâce aux stolons (tige rampante qui s’enracine en produisant de nouveaux pieds). C’est à l’origine de nos nombreuses variétés. Le fraisier moderne était né.
La fraise est un faux fruit : ce sont les petits grains jaunes, les akènes, qui sont les fruits du fraisier.
La fraise est très peu calorique car elle contient 90 % d’eau.
Anecdote : 100 ans avant notre ère les romains utilisaient les fraises non pas que pour leur goût mais aussi pour leur parfum. Ils en faisaient des masques de beauté. C’est donc son parfum qui était à la mode bien avant le goût. Ils sont fous ces Romains !!!