Le groupe 10 km d’Auray à Pluneret

Ce vendredi 29 mai 2026 a été consacré à la journée complète des randonnées.

Après deux heures de route, le car nous dépose au cimetière de Saint-Goustan et nous descendons vers le port d’où nous partons pour longer la rivière d’Auray (le Loc’h), puis le Sal jusqu’à la chapelle Sainte-Avoye (commune de Pluneret), en passant par le parc du souvenir et par un cimetière de bateaux.
C’est un très joli chemin souvent ombragé, le chant de nombreux oiseaux comme agréable fond sonore, le beau temps et aucun passage sur route. Le Loc’h se laisse admirer, au détour du sentier, à travers les arbres. En fait, c’est bien le célèbre sentier GR 34 (balisage rouge et blanc) que nous empruntons.
Arrivés à la chapelle, des bénévoles nous attendaient pour une intéressante visite guidée qu’avaient organisée nos animateurs. C’est donc une sortie bien appréciée de tous et dans un décor magnifique, des maisons médiévales à pans de bois de Saint-Goustan à la belle nature des bords des rivières. Mais la suite a été aussi appréciée, c’est-à-dire la dégustation des huîtres précédée d’une expo détaillée sur le vécu, les savoirs et les savoir-faire des ostréiculteurs…

Auray se trouve dans une ria du Golfe du Morbihan, au fond de la rivière d’Auray (le Loc’h), petit fleuve côtier. Au 13e s., les ducs de Bretagne bâtissent un pont, un port et un château à Saint-Goustan. Deux quartiers vont se développer : le port, au pied de la forteresse, et la ville haute en surplomb. Le quartier Saint-Goustan tient son nom d’un moine de la presqu’île de Rhuys (974-1040). Il a conservé son authenticité et son architecture médiévale.

Parmi bien d’autres, un personnage a marqué l’histoire du port, l’américain Benjamin Franklin. En 1776, voulant rejoindre Nantes pour demander de l’aide à la France afin obtenir l’indépendance des États-Unis, il est contraint par le vent de débarquer à Auray et posa alors le pied sur le quai qui porte désormais son nom.

Située sur la rive droite de la rivière du Bono (ou Le Sal), cette chapelle, avec sa tour-clocher (Pluneret, Morbihan), impressionne par ses dimensions. La tour a été en partie détruite par la foudre en 1727. La charpente frappe par sa légèreté, ses arceaux et ses clés pendantes, rappelant une architecture navale. La chapelle (16e s.), classée au titre des Monuments Historiques depuis 1932, abrite une pièce rare et bien conservée : un jubé Renaissance en bois de chêne, polychrome, finement sculpté, offrant 12 personnages en pied sur chacun de ses côtés, supporté par une claire-voie. Il sépare le chœur de la nef et délimite l’espace réservé aux seigneurs et au clergé (le chœur) de celui réservé aux fidèles (la nef). On peut en faire une visite aux Journées du Patrimoine.

Photos : Béatrice, Gilles

Béatrice, Nadine, Thierry
Gilles, ex-animateur, rédacteur