Ce vendredi 10 avril 2026, c’est un effectif de près de 50 personnes qui s’élance pour décrire une boucle de 10,4 km par un temps ensoleillé (et par des chemins secs, enfin !) et un vent léger, bienvenu.
Nous longeons la rive de l’Acheneau ; des retrouvailles agréables car nous avions fréquenté cette belle et calme rivière en octobre 2025. Et, peu de temps après le départ, ce sera un arrêt à la Pierre Tremblante, un mégalithe daté de plusieurs milliers d’années qui a donné son nom au circuit qui nous sert de référence. Le jeu auquel se prêtent certains d’entre nous est de repérer l’endroit précis, dit-on, où exercer une pression suffit à la faire trembler ; pas si évident !

Dans les parages de la rivière, nous marchons dans un paysage de campagne et de bois, mais surtout typique de marais avec ses étiers et ses vastes perspectives verdoyantes. En traversant une plaine, nous sommes surpris par une brusque cavalcade de belles vaches blanches qui tenaient beaucoup à voir passer la longue colonne des randonneurs des 3A ! C’est qu’il n’y a pas tant de distraction dans cette campagne bucolique !
Ce parcours en avril a déjà des accents printaniers par son décor bien vert ponctué de fleurs mais, surtout, par les chants variés des nombreux oiseaux qui nous berceront tout l’après-midi. Bref, des conditions idéales pour une randonnée qui laissera un excellent souvenir.
Béatrice – Nadine – Thierry
Gilles, rédacteur, ex-animateur
Photos : Béatrice et Gilles









Cheix-en-Retz
La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais (Cheixois et Cheixoises). Le nom est attesté sous les formes Chayx en 1450, Chayz en 1452. Il vient du latin casaqui (cabane) et en-Retz a été ajouté en 1918. Un camp défensif (une « motte » féodale) était établi au 10e s. pour se protéger des incursions des Normands venus en navigant par l’Acheneau. L’église romane et une partie du village ont été détruits en 1793 au passage des troupes républicaines.
La Pierre Tremblante
Ce mégalithe couché est aussi surnommé la Pierre Saint Martin. Selon la légende, Saint Martin de Vertou, évangélisateur de la région au 6e s., aurait gravé l’empreinte de son pied droit en y prêchant.
Ces terres étaient déjà peuplées durant la préhistoire. Au néolithique, les pratiques funéraires se développent et les Homo Sapiens enterrent leurs morts dans des chambres funéraires, les mégalithes. Cette pierre en est peut-être un vestige. Et elle tremble toujours si on se place au bon endroit ! Des croyances druidiques et celtiques ?
L’Acheneau – les marais de l’Acheneau
L’Acheneau, prolongement du Tenu, est un affluent de la Loire (30 km, profondeur de 2 à 4,50 m selon la période de l’année) qui est alimenté par le lac de Grand-Lieu. Originalité : ce cours d’eau a une pente si faible que son cours peut être inversé lorsque des marées assez hautes influencent le niveau de la rivière. La gestion précise du niveau des eaux fait inverser le sens du courant selon les besoins : tantôt l’Acheneau sert d’exutoire au lac, tantôt elle l’alimente à partir de la Loire, en irriguant les marais. Il a joué longtemps un rôle économique important avec le Port Hamoneau. Les marais forment une zone humide de plus de 1000 ha, située sur dix communes. Ils ont été surtout aménagés au 18e s. en un système complexe de fossés d’écoulement et de douves. La zone humide (inondable) est classée zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.