Ce 23 janvier 2026, le car dépose au quartier de la Fleuriaye, à l’ouest de Carquefou, les 29 randonneurs et randonneuses que n’ont pas découragés les prévisions pessimistes de la météo du jour. En effet, le temps est frais et venteux, le ciel est gris… Nous avons suivi un parcours en boucle de 10 km, d’abord sous la pluie, avec même deux grains sérieux. Ensuite la pluie a cessé et il y a même eu du soleil… avant de retrouver sur la fin un ciel menaçant.

Nous partons vers l’ouest par la belle allée rectiligne des Renaudières entre deux rangées de grands arbres ; c’est le GRP du Pays Nantais qui nous mène au manoir éponyme. On a pu voir au passage, dans la prairie, et sous les gouttes, quelques animaux peu communs : vaches d’Afrique aux cornes imposantes ou d’Écosse.
Nous avons rejoint l’Erdre à la base nautique de Port-Jean. Nous suivrons alors la rive gauche de l’Erdre sur 3 km, un agréable chemin (un peu boueux par endroits) en passant par le Vieux Gachet et en admirant, sur l’autre rive, le château de la Gascherie qui se dévoile dans un écrin de verdure mais surtout dans la grisaille de ce début d’après-midi de pluie.
Nous traversons le parc de la Chantrerie et passons devant le château du même nom qui domine l’Erdre puis devant la chapelle magnifiquement restaurée. Il nous reste une agréable partie du parcours pour traverser les villages de la Savaudière et de l’Erdreau et le bourg de Carquefou.
C’est encore une randonnée gratifiante qui donne envie de la refaire dans de meilleures conditions.
Photos : Béatrice et Gilles
Béatrice – Nadine – Thierry
Gilles, rédacteur, ex-animateur
















Carquefou
Ce nom vient du latin carcafagum, emplacement de hêtres. La commune compte 20 000 Carquefoliens. Sur ce territoire se trouvait jadis une ville romaine du nom d’Arlèze. Au Moyen-Âge, un château-fort (Carcafagum puis Quercufolio) est édifié sur une ancienne motte afin de défendre cette ville (à l’ouest du bourg actuel). Pendant les Guerres de Religion, la paroisse de Carquefou est tour à tour dévastée par les Catholiques et les Protestants. Rurale jusqu’au milieu du 20e s., la commune est profondément modifiée par l’expansion urbaine de Nantes, notamment avec l’installation d’une zone industrielle dans les années 1960.
L’Erdre
La vallée de l’Erdre est un site classé. De cet affluent de la Loire (97 km), navigable entre Nantes et Nort-sur-Erdre (partie empruntée par le Canal de Nantes à Brest) à travers les marais de la plaine de Mazerolles – le roi François 1er en parlait comme de la plus belle rivière du royaume.
Manoir des Renaudières
Construit au 17e s. il est devenu une ferme au 19e s. puis aujourd’hui un lieu de culture et loisirs (école de musique, expo « Erdre vivante »).
Port-Jean
Vers 1870, c’est un port au trafic important et aujourd’hui la base nautique et de loisirs de Carquefou.
Le Vieux Gachet
Sur ce beau site, il y avait jadis un moulin à vent surplombant une auberge qui faisaient partie du domaine des Renaudières. Le moulin a été détruit en 1941. Il s’y trouve depuis 1995 un excellent restaurant. Le ruisseau de l’Étang-Hervé sépare Nantes de Carquefou ; on le franchit lorsqu’on va au Vieux-Gachet.
Les « Folies » de l’Erdre
Le château de la Gascherie, face au vieux Gachet, est le plus ancien (fin 15e s.) et le plus connu, de style mêlant gothique et Renaissance. C’est une demeure privée toujours habitée ; ses dépendances et son parc accueillent un centre hippique très fréquenté. Le château de la Poterie, face à la Chantrerie, terminé en 1789, est devenu un des grands centres de la vénerie française, puis a été restauré en salons pour les réceptions privées et professionnelles.
Parc de la Chantrerie
Ce parc de 18 ha a été acquis par la ville de Nantes en 1972. Le domaine était exploité par la cathédrale de Nantes pour entretenir les chantres (chanteurs des services liturgiques), d’où son nom de chantrerie. La Chantrerie accueille deux types de structures : entreprises de haute technologie dans les domaines numérique, électronique, services à l’innovation et multimédia, et des établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Le parc paysager abrite de nombreuses espèces d’arbres, locales et exotiques (chênes, châtaigniers, cyprès chauves, pins, magnolias, cèdres…) parfois multicentenaires. Il accueille une faune sauvage d’une vingtaine d’espèces de mammifères (écureuils, lapins, renards, sangliers…), et de nombreuses espèces d’oiseaux, d’insectes, de reptiles et d’amphibiens.
Le château de la Chantrerie. Bâti en tuffeau au 19e s., il est inscrit au titre des Monuments Historiques (1997). Il héberge entre autres la technopole Atlanpole pour l’accompagnement d’entreprises innovantes.
La chapelle de la Chantrerie. Dans le domaine, cette petite chapelle néogothique, construite en 1836, est monument historique depuis 1997. Elle est nichée en surplomb de la rivière dans le parc et a été restaurée à partir de 2017. Au cours des travaux, on a trouvé une cavité sous le clocher qui servait de glacière au château (stockage de la glace récupérée sur l’Erdre l’hiver). Autre surprise : une espèce rare et protégée de chauve-souris avait également élu domicile dans le sous-sol de la chapelle !