Le groupe 6km à Saint-Léger-les-Vignes

Saint-Léger-les-Vignes, riveraine du lac de Grand-Lieu, domine un coteau qui surplombe la rivière de l’Acheneau et est la commune la plus petite de la métropole nantaise (6,54 km²).
Selon une tradition séculaire, la commune a été évangélisée au VIIe siècle par les moines de Saint-Hermeland qui y fondèrent une léproserie.
La paroisse fut alors placée sous le vocable Saint-Léger, en l’honneur de cet ancien évêque d’Autin.
Si un acte de 1180, extrait du chartier de Buzay, permet de constater que la culture de la vigne est déjà très développée sur la commune, ce n’est qu’en 1923 que Saint-Léger devint Saint-Léger-les-Vignes par décision municipale de 1918.
La commune compte une dizaine de croix et de calvaires qui jalonnent ses chemins et qui sont témoins de la profonde tradition religieuse locale. Lors de notre randonnée, nous en observerons trois.


Ce vendredi, un ciel de traîne a succédé à la tempête Ingrid et notre randonnée sera émaillée d’averses, de rafales de vent et d’éclaircies.
Le car nous dépose place du 11 novembre devant le Monument aux Morts érigé en 2017 ; jusqu’à cette date, c’est une croix dans le cimetière qui faisait office de monument aux morts pour les commémorations de la Première et de la Seconde guerre mondiale.

Nous nous dirigeons vers le Sacré-Cœur. Le culte du Sacré-Cœur avait pris beaucoup d’ampleur durant la guerre, servant en quelque sorte d’emblème aux soldats catholiques. Ainsi, en 1920, est érigée pour son culte une statue en fonte de fer, sur le modèle de Montmartre, les familles des heureux survivants apportent leur contribution pour l’achat de cette statue. Afin d’éviter les frais d’un entourage nouveau, ce Sacré-Cœur est placé devant le calvaire du Haut-Moulin. Mais finalement, comme il cache un peu trop le calvaire, il est transféré le 15 août 1939 au milieu des vignes sur la route du Sacré-Cœur.
C’est à travers vignes que nous rejoignons le chemin allant de Port-Saint-Père à la Roche-Ballue. A la croisée du chemin avec la rue des Quatre Vents se trouve la Croix Bouchère, son nom viendrait de Mme Veuve Texier Dupaty née Boucher. Cette croix, appelée aussi Croix des Quatre Vents, a été bénie en 1846 mais, le 28 mai 1905, elle fut renversée et brisée ; elle sera remplacée le 23 juillet 1905, la famille Jolivet aurait fourni le bois, et le christ, acheté grâce à une souscription paroissiale, fut porté en cortège par les jeunes de l’église.
Nous continuons sur la rue des Quatre Vents ; au croisement avec la rue de la Vigne de la Lande se trouve la Croix de Pierre dite Croix du Grand-Père. Elle a été érigée en 1920 à l’endroit où Michel Gazet du Châtelier fut mortellement foudroyé dans sa vigne. La croix est en schiste ardoisier avec un socle maçonné décoré en briques et une petite niche à sa base pouvant recevoir une statuette.
Pour revenir au car nous continuons sur la route de la Vigne de la Lande sans trop nous attarder car l’orage gronde au loin.

Gilles et Martine

Photos Marie-Christine, Martine