Le groupe 10 km à Sainte-Luce / île Clémentine

Ce 9 janvier 2026, c’est un groupe important (54 – le car est bien rempli !) qui démarre la première rando de l’année à Sainte-Luce par un temps frais et du soleil. Cependant, les pluies et le tout récent et rare épisode de neige ont laissé quelques souvenirs de boue, en particulier dans l’île Clémentine.
C’est une boucle de 9 km qui débute par le chemin de halage (allée Robert Cheval – GR 3). On quitte ensuite la rive de Loire par le chemin de la Janière en direction des hameaux de la Bournière et de la Girondière, puis des étangs de la Rongière et de ceux du parc de la Minais.
Une petite surprise nous attendait avec un passage sous la voie ferrée quasi aquatique ! Après la traversée des hameaux, on arrivera au vaste étang du Plessis, animé par une belle lumière de fin d’après-midi. Un joli sentier nous permet d’en faire le tour pour regagner ensuite la rive de Loire et atteindre l’île Clémentine à laquelle on accède par une passerelle.
Nous avons fait une boucle dans l’île, agréable mais pas ce qui était prévu. En effet, il n’a pas été possible d’aller jusqu’au bout de l’île, le chemin, trop gras, étant impraticable. Un autre trajet a donc été emprunté qui nous a permis d’admirer les reflets sur le fleuve du soleil déclinant. Nous reprendrons la passerelle pour retrouver la rive et retourner à notre point de départ et attendre le car.
Voilà donc une année 2026 qui commence bien, par un itinéraire gratifiant et dépaysant entre verdure, plans d’eau et hameaux sur la commune de Sainte-Luce.

A l’époque médiévale, le territoire de l’actuelle commune de Sainte-Luce-sur-Loire était la paroisse de Chefsail ou Chessail (11e s.) dont l’église était dédiée à Sainte-Lucie. Des archives du 9e s. révèlent d’autres noms comme Chasseil. C’est au 15e s. qu’il prendra le nom de Sainte-Luce pour finalement s’appeler en 1918 Sainte-Luce-sur-Loire. Jusqu’à la Révolution, le territoire, qui s’appellera Chassay, dépend des évêques de Nantes.

Le château de Chassay et l’édit de Nantes. Dans ce territoire se trouvait un château dès la fin du 11e s., fortifié au 15e. On sait qu’Anne de Bretagne y résida à l’occasion. Le domaine fut vendu en bien national en 1791 et acquis par des propriétaires privés. Il sera racheté ensuite et deviendra en 1975 l’hôtel de ville. L’événement historique majeur que connut le château fut le passage d’Henri IV et de sa suite, le 13 avril 1598, avant son entrée à Nantes où il signa le célèbre édit (30 avril 1598).

Elle est mentionnée sous ce nom pour la première fois dans le cadastre de 1833. L’origine en est obscure. Une légende rapporte qu’une jeune femme prénommée Clémentine y aurait jadis accouché clandestinement. L’île a été considérablement agrandie artificiellement vers 1850 afin de rétrécir le fleuve à cet endroit pour faciliter la navigation.

L’île est dédiée aux activités de loisirs, avec des sentiers, des aires de pique-nique, des jeux pour enfants, un parcours sportif. Elle est reliée à la rive par une passerelle construite en 1984. C’est la plus petite île de l’agglomération nantaise (670 m long. – 150 m larg. – 4,4 ha). Classée en zone Natura 2000, l’île reste fortement exposée à l’érosion. Cette dernière serait due à l’abaissement du niveau du fleuve en raison des prélèvements importants de sable et des grands travaux dans l’estuaire. Ses berges ont été fragilisées à la suite des crues de 1994-1995 et ont dû être stabilisées et fixées par d’importants travaux sur plusieurs années.

D’une surface de deux hectares, il est très poissonneux et on y pratique la pêche (brèmes, anguilles, gardons, sandres, brochets…).

Sur 4 km, il traverse Sainte- Luce le long des bords de Loire (itinéraire Loire à Vélo – chemin de halage), depuis le ruisseau du Seil (Nantes) jusqu’au ruisseau du Guette-Loup (Thouaré).

Photos : Béatrice, Gilles

Béatrice – Nadine – Thierry
Gilles, rédacteur, ex-animateur