Ce 12 décembre 2025, cette dernière rando de l’année se fait sans car, avec un départ au centre du bourg. C’est un parcours en zigzag différent de celui de l’an dernier. Le ciel est gris mais il n’y aura ni pluie ni vent pour accompagner la cinquantaine de randonneurs. Notre déambulation nous amène à traverser plusieurs quartiers de notre ville et à passer devant les maisons de plusieurs d’entre nous. Beaucoup d’endroits sont certes connus mais on découvrira, parfois déconcertés mais avec curiosité, plusieurs passages et chemins surprenants, inconnus ou méconnus, au sol terreux ou herbeux, où on se faufile en longeant des jardins ou des maisons, parfois même entre de hauts murs. En plus du bourg, l’itinéraire nous fera sillonner, entre autres, les quartiers de la Métairie et du Douet. La rando se terminera d’une façon originale et très festive à l’accueillante Brasserie du Marché, pour le goûter où nous ont rejoints ceux qui n’avaient pu venir marcher. C’est donc dans une ambiance chaleureuse que se font les derniers échanges de 2025 entre randonneurs, avec vin chaud, chocolat, thé, café… Et surtout par la dégustation de la fameuse coquille du Nord, confectionnée spécialement par Béatrice, qu’il faut remercier pour cette très appréciée initiative résumant à elle seule toute une année d’échanges amicaux sur les chemins de notre région.
Coquille du Nord
C’est une brioche que l’on déguste habituellement en décembre et à Noël. Cette tradition du Nord de la France et de la Belgique a une origine flamande, une tradition créée par les anciens ; il s’agissait de « marquer la présence de Jésus dans les foyers » et sa forme rappelle un bébé emmailloté. Pourquoi coquille ? Peut-être parce que « kocke » (prononcer couque) signifie « gâteau » en flamand.
Saint-Sébastien-sur-Loire : un résumé d’une longue et étonnante histoire !
Le site connaît un début de peuplement dès 3000 avant notre ère. Mais, malgré la proximité de la Loire et malgré les îles, la commune n’a eu longtemps que peu de rapports avec le fleuve. En effet, ses habitants ne vivaient pas principalement de la pêche ou du trafic fluvial mais surtout des revenus de la terre et des cultures. Le bourg ancien s’appelait « Aigne » puis Saint-Sébastien-d’Aignes puis St-Sébastien-lès-Nantes (« Sébastien » durant la période révolutionnaire). C’est en 1919 que le conseil municipal se décide pour Saint-Sébastien-sur-Loire.
Au Moyen-Âge, Saint Sébastien est un des principaux saints considérés comme protecteurs de la peste et c’est à partir du 14e s. que toute l’Europe se tourne vers lui et vers les lieux où on a pris l’habitude de le vénérer. Sébastien, un chrétien engagé dans l’armée romaine vers 300, est accusé de soutenir les soldats chrétiens ; on lui prête aussi plusieurs miracles … Il est arrêté, comparaît devant l’empereur Dioclétien et doit subir le supplice des flèches, décochées par les archers de l’armée. Mais il guérit miraculeusement de ses blessures et persiste à accuser Dioclétien de persécuter les chrétiens et son martyre va reprendre… La flèche devient alors l’attribut du saint. D’autre part, il y avait une croyance ancestrale suivant laquelle la peste était transmise par les flèches décochées par un dieu irrité contre les hommes. Mais puisque Sébastien a survécu au supplice des flèches, il deviendra un symbole de protection contre la peste. Le saint est invoqué d’abord fin 7e s. contre la peste à Rome et Pavie, avec succès semble-t-il. Dans les années et les siècles qui suivent des processions sont alors régulièrement organisées et aussi des pèlerinages. Le pèlerinage nantais, d’importance nationale, est situé à un endroit du bord de Loire (qui deviendra un village, embryon du Saint-Sébastien d’aujourd’hui) est attesté depuis 1458 et Rabelais, médecin à Tours, en était informé. Il en parle dans son « Gargantua » de 1534.
Photos : Béatrice, Gilles, Michel le Jardinier
Béatrice – Nadine – Thierry
Gilles, rédacteur, ex-animateur









