Le groupe 10 km à Orvault

Ce 21 novembre 2025, l’effectif est cette fois encore important : 58 marcheurs et marcheuses. Le car nous dépose au stade de Gagné, au nord d’Orvault. Le soleil nous sera fidèle cet après-midi. L’itinéraire s’appuie sur le Circuit des Vallées d’Orvault. La rando fait partir vers l’ouest en passant par le lieu-dit La Retardière, à plus de 60 m d’altitude. Puis ce sera la direction du sud vers la vallée du Cens qu’on retrouve au pont Marchand, au km 4. On longe alors la rivière et le parcours est jalonné de panneaux commentant la biodiversité si bien illustrée dans ces zones humides et inondables, puis on se dirige au nord vers le centre bourg que l’on traverse en passant près de l’église. Nous atteindrons le domaine du Château de la Tour et sa chapelle (arrêt admiratif pour ce beau site), son parc, sa forêt, ses étangs. Dans cette belle allée vers le château, jonchée d’un lit de feuilles mordorées, bordée d’arbres majestueux, nous profitons des belles couleurs de l’automne avant de regagner le stade de Gagné. Pour résumer l’impression générale, c’est un parcours très agréable, avec le soleil et dans un cadre largement campagnard en partie dans des zones boisées.

Ce nom vient du latin Orsvaldum et du breton Ormedo, composé des mots or (bordure) et valdum ou vault (forêt). On y a vu aussi une référence à la richesse de la végétation du territoire, soit aurea vallis (vallée d’or). La première mention officielle d’Orvault sous le nom Ormedo date de 849. Le nom Orvault apparaît fin 13è s. En 850, la région orvaltaise intègre le duché de Bretagne et, en 1532, le royaume de France lors de l’union de Bretagne à la France.

Jusque vers 1920, Orvault est une commune surtout rurale où la grande propriété domine. La vie quotidienne s’organise autour des battages, de la culture du lin et du blé noir. A partir d’août 1940, l’occupant allemand s’installe dans les principaux bâtiments d’Orvault, la mairie, le château de la Tour. Après les bombardements de Nantes de septembre 1943, env. 5000 réfugiés s’installent à Orvault dans des conditions difficiles. Le développement de la commune s’accélère dans les années 1960, accompagnant l’expansion démographique de Nantes.

La rivière, qui passe au sud de la ville, prend sa source sur la commune de Vigneux-de-Bretagne, à 77 m d’altitude, au lieu-dit Beauregard, et traverse ensuite les communes de Sautron, d’Orvault et enfin de Nantes où elle se jette dans l’Erdre (longueur : 22,4 km). Cette rivière pénètre dans Nantes dans le quartier dit du Pont du Censà proximité du parc de la Gaudinière. La vallée du Cens s’étend sur 23 km et est classée pour partie en Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique, la vallée participe au maintien des grands équilibres naturels du territoire local. Elle traverse la commune d’Orvault d’est en ouest sur 9 km.

C’est au bout d’une allée bordée de hêtres et de platanes centenaires que l’on découvre une chapelle gothique puis le château et ses dépendances. Le domaine couvre 140 ha et comporte plusieurs fermes. Il est édifié au 15e s., et restera dans la famille Perrot (René Perrot, noble breton, prévôt de Nantes sous le règne du roi Louis XII) jusqu’en 1573, année où l’héritière épousera un certain Lemoyne des Ormeaux, riche homme de loi nantais. Sept générations de Lemoyne vont se succéder. A la Révolution, les Lemoyne de la Tour, propriétaires du domaine, n’émigrent pas et ne seront donc que peu inquiétés. Au début du 19e s., le domaine passe au baron de Rascas qui a épousé une dame Lemoyne. Il est acheté vers la fin de ce siècle par un conseiller général et municipal d’Orvault, T. de la Nicollière, dont la fille épousera le vicomte de Sécillon. Ce dernier fera de grandes transformations au début du 20e s., dans le style néogothique. La Mairie l’achète en 1982, restaure la toiture et ouvre le parc au public. Dès 1988 sont organisées dans le domaine de nombreuses et importantes manifestations comme le 1er Festival des Enfants et de la Nature, le rallye auto rétro Nantes-Océan…

La construction en est décidée par René Perrot fin 15e s. Elle conserve une tourelle faisant partie du dispositif défensif originel et servant de colombier, et un vitrail classé à l’inventaire des monuments historiques représentant deux scènes de la Passion : la Crucifixion et la Déposition de croix. 

Photos, Béatrice

Béatrice –Nadine – Thierry