Mardi 30 septembre : La Roche-sur-Yon.
Nous allons ce jour-là découvrir le potager extraordinaire de la Roche-sur-Yon.
Pour débuter, un petit pot d’accueil sur le parking pour les 20 personnes présentes.
Six heures pour découvrir ce beau jardin, nous avons suivi :
* La conférence du jardinier
* Un festin inattendu, visite théâtralisée (notre équipe s’est bien mobilisée)
Chacune et chacun ont pu admirer suivant ses goûts.


Lundi 6 octobre : Chalonnes-sur-Loire
Nous partons à Chalonnes-sur-Loire en train. Comme tous les ans depuis 7 ans, nous faisons notre sortie angevine ; depuis trois ans, Ailette et Jean-François nous ont proposé un circuit de 19 km partant de la gare vers le marais de l’onglée, les moulins d’Ardenay, coteaux du Layon, la mine des Malécots, la Perrotinière (XVIe), pique-nique près du Louet, la chapelle Sainte Barbe des mines et son cimetière, le confluent du Louet du Layon et de la loire avant de visiter le bourg de Chalonnes et de revenir à la gare en longeant le Layon.
Les Moulins d’Ardenay sont deux moulins tours datant du 18e siècle, situé au cœur des Coteaux du Layon. L’un d’entre eux a été rénové façon 1787, année de sa construction et équipé d’ailes à toiles .
Sur place, vous pourrez découvrir un espaces « Vie du Meunier », une exposition sur les moulins d’Anjou ainsi que des maquettes sur l’évolution de la meunerie au cours du 18e siècle.
Découvrez l’historique des moulins d’Ardenay, depuis l’origine des Maitres Cognée, Louis de Père en Fils, sur six générations depuis 1771.
Le site est situé à deux pas de la Corniche Angevine, inscrite au Patrimoine mondial par l’UNESCO.
Incontournable de la Corniche Angevine, entre Chalonnes-sur-Loire et Rochefort-sur-Loire, le chevalement de la mine des Malécots rend hommage aux Gueules Noires de l’Anjou qui de 1413 à 1964 ont extrait des milliers de tonnes de charbon. Parfois au péril de leur vie.
Fermée à la Révolution, rouverte à la suite des grandes guerres lors des périodes de récession, la mine des Malécots fut une dernière fois ouverte par l’entreprise de cordages Bessonneau à Angers. Jusqu’à l’arrivée du fuel. Sur place, les mineurs affrontent toutes sortes de dangers : les risques d’éboulement les obligent à consolider les galeries avec des poutres en bois ; en creusant, ils peuvent tomber sur une veine d’eau qui inonde les galeries. Ils travaillent dans le noir tout en respirant de la silice en grande quantité et peuvent être victimes d’explosion, le fameux « coup de grisou ». Ce site est un hommage à ces hommes courageux.
Un panorama sur la vallée de la Loire
Le chevalement* mesure 13m de haut, cependant vous ne pourrez monter qu’à 6m20, pour admirer la vue.
*un chevalement sert à faire monter et descendre les mineurs et le minerai.
Vous noterez au passage que l’édifice sur lequel vous vous trouvez aujourd’hui a été conçu à l’identique du chevalement d’origine et détruit, en 2008, par l’entreprise ayant réalisé une partie de la charpente de la nef de Notre Dame de Paris. Rien que ça !
La vue sur le terril des Malécots :
Ne vous fiez pas aux apparences de cet amoncellement de « cailloux » sous l’herbe. Il s’agit de schistes, de grès, charbons et anthracites, et de tufs volcaniques.
Néanmoins, les géologues, en examinant les charbons d’un peu plus près, ont pu découvrir qu’ils venaient de résidus de plantes poussant en Anjou dans un climat subtropical il y a 320 millions d’années… Ce ne sont donc pas n’importe quels « cailloux ».
Dans les schistes, des rayures, des stries indiquent, elles, qu’il s’agit de calamites, sorte de prêle de 30m de haut. Érigées en forêt. Ici, là où vous vous trouvez. Ces prêles géantes mesuraient deux fois la hauteur du chevalement depuis lequel vous observez ce panorama.
Dédiée aux Gueules Noires de l’Anjou, la chapelle Sainte Barbe des Mines sur la Corniche Angevine rappelle l’histoire des mines de charbons de la vallée de Basse-Loire.
Qui est Sainte Barbe ?
Sainte Barbe est la patronne du feu et des explosions. Elle protège les mineurs, les ardoisiers, les artilleurs, les sapeurs, les artificiers, les chimistes, les métallurgistes, les démineurs, les mathématiciens, les géologues et les architectes.
Un patrimoine assez récent
Inaugurée le 30 septembre 1860, la chapelle Sainte Barbe des Mines a pour vocation de rassembler les mineurs à proximité de leur lieu de travail : la mine des Malécots. Les Gueules Noires qui vivent loin, à Chaudefonds, Chalonnes ou Saint-Aubin-de-Luigné, viennent ici prier et se recueillir dans les moments terribles de leur quotidien, lorsqu’ils ne peuvent pas être dans leurs villages.
Nombre d’entre eux s’y sont mariés ou y ont été baptisés… Après la seconde guerre mondiale, un abandon certain et des pillages successifs, de la chapelle et du cimetière, une association intercommunale décide de sauvegarder ce patrimoine en rachetant la chapelle en 1982.

Mardi 7 octobre : Drefféac-Ponchâteau
Un parcours en ligne qui débute par la vieille gare de Drefféac, il fait encore nuit ! Nous arrivons très vite dans les marais qui bordent le Brivet dont on ne connaît pas le lieu de la source, comme pour le Nil.
Là, nous cheminons dans la belle lumière matinale, les oiseaux, une biche, un arc en ciel champêtre, la rosée nous ravissent les yeux.
Le bois de Coët-Roz pour aborder Ponchâteau, et toujours le long du Brivet, nous rentrons dans le centre de la ville et la gare.
Le Brivet, dernier affluent de la Loire, en rive droite, traversant le marais de Grande Brière, par un étier il se jette dans la Loire vers Penhoët (déjà découvert il y a deux saisons)

Mercredi 5 novembre : Oudon
Une randonnée de 14 km et 100 m de dénivelé.
[C’est le Sillon de Bretagne qui était prévu, comme depuis 3 ou 4 saisons, et puis non, plusieurs soucis et quiproquos nous font reporter à nouveau]
La vallée du Hâvre en automne est belle (cyprès chauve et ses pneumatophores), nous avons continué en traversant le pont pour aller au point de vue et site de la citadelle de Champtoceaux.
- La petite rivière du Hâvre naît à Couffé et serpente sur environ 9 km dans une vallée encaissée avant de se jeter dans la Loire à Oudon. Composée de prairies humides ou marécageuses, de coteaux boisés ou pâturés, la vallée offre une biodiversité qui ravira les passionnés de nature. En effet, elle abrite plusieurs espèces rares et protégées qui ont valu au site d’être classé zone Natura 2000 et Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (travaux en cours à Couffé pour rediriger les ruisseaux de la source dans leur direction initiale, raison pour laquelle le Hâvre était très bas).
- Le Moulin-Pendu, sur la Loire, au Cul-du-Moulin, au pied de la colline fortifiée.
- Les origines de Champtoceaux remontent à la Préhistoire. Plus tard, les Gaulois s’installent sur un promontoire en éperon à 70 mètres au dessus de la Loire.
- Viennent les Romains qui fortifient en partie le site. S’élève alors progressivement une citadelle pour se défendre des invasions qui arrivent par la Loire. Cependant, le fleuve reste un moyen de commerce et de mouvements de population.
Tout au long du Moyen Âge, Champtoceaux va se développer au rythme des sièges et des escarmouches liées aux problèmes de succession et de vassalité, avant d’être rattachée au royaume de France. L’épisode fatal se déroule en 1420 : Marguerite de Clisson fait prisonnier le Duc de Bretagne Jean V ; libéré, il ordonne par vengeance « d’araser Champtoceaux jusqu’à pleine terre » avec interdiction de reconstruire à l’intérieur des remparts.
La Révolution entraînera le massacre de 193 habitants. Aujourd’hui restent les ruines de ce passé glorieux qui se visitent librement.

Jeudi 6 novembre : Savenay
Là, nous sommes partis pour une belle journée ensoleillée 16 km et 120 m de dénivelé.
De la gare de Savenay, nous partons pour le circuit du belvédère, l’essentiel du parcours est fait le matin, donc pique-nique sur les tables au bord du lac. Retour à la gare par le nid-belvédère, le barrage puis le bourg.
Alimenter en eau le plus grand hôpital de l’arrière front
Le lac de la vallée Mabile appartient au paysage savenaisien depuis la Première Guerre mondiale. La présence des Américains durant cette période a marqué Savenay avec la construction de routes, bâtiments, postes électriques et voies ferrées, etc. Cependant, le lac reste le témoignage le plus emblématique de cette période avec la construction d’un barrage, en janvier 1918, pour alimenter en eau le plus grand hôpital de l’arrière front en France (actuellement lycée Jacques-Prévert).
Six mois d’études et de travaux nécessaires
Un déversoir permet l’écoulement du trop-plein. Lors des hivers pluvieux, c’est une véritable cascade, la seule en Loire-Atlantique, qui se déverse dans le ruisseau avant de rejoindre les marais et la Loire. Le 13 avril 1918, trois mois seulement après le commencement des travaux de construction de cet imposant barrage, l’eau coule dans les hôpitaux de Savenay.
Après la guerre, il devient un espace de détente
Après le départ des Américains, la question de l’utilisation d’un tel réservoir d’eau se pose. Le conseil municipal de l’époque ne portait aucun intérêt à le conserver. La compagnie de chemin de fer Paris-Orléans se porte acquéreur en 1920 et, en 1921, il devient la propriété de la SNCF. Durant l’entre-deux-guerres, les habitants s’approprient peu à peu cet espace de détente où de nouveaux loisirs émergent : pêche, natation, hors-bord, etc.
Près du barrage, la passerelle flottante permet de traverser le lac.
Dissimulé au milieu des arbres, le Nid-Observatoire du Pôle de Loisirs du Lac offre un point d’observation unique sur les paysages de l’estuaire

Jeudi 13 novembre : La Chapelle-sur-Erdre
Moins de soleil, un peu de chaleur pour cette randonnée plus près de chez nous, en cette saison.
En train-tram de St-Seb à Nantes puis La Chapelle centre.
De là, nous rejoignons l’Erdre jusqu’à la Gandonnière puis la gare Erdre active. Ensuite, nous contournons le bourg de la Chapelle, par des lotissements, de beaux chemins, par la ferme du Plessis pour rejoindre le Gesvres par la Coutancière. La fontaine Ste Yvonne et Mazaire, avant le moulin de la Verrière, lieu de pique-nique, les Cahéreaux puis le château de la Desnerie avant Port Barbe et la Babinière pour prendre le tram de retour à partir ce cette nouvelle gare.
Les jardins familiaux des quartiers de la Source et des Perrières comptent au total trente-six parcelles, de 50 à 100 m²,
L’Erdre est une rivière qui traverse les départements de Maine-et-Loire et de Loire-Atlantique. C’est un affluent en rive droite de la Loire.
Les rives de l’Erdre sont bordées par de nombreuses grandes propriétés, manoirs, folies, dont aujourd’hui : la Gascherie, la Gandonnière, la Desnerie.
Le Gesvres est un affluent droit de l’Erdre, donc un sous-affluent nord de la Loire.
Un cyprès de 150 ans
À l’endroit où le chemin borde le château de la Gascherie (en venant de la Grimaudière), les promeneurs sont nombreux, et les enfants plus particulièrement, à remarquer ces étranges sculptures de bois aux formes arrondies, pouvant atteindre 40 à 50 cm de hauteur. Une installation contemporaine du Voyage à Nantes ? Le fruit d’un artiste sculpteur sur bois ? Pas du tout ! Juste le spectacle d’une Dame nature magnifiquement créative. En effet, en levant la tête, vous verrez un arbre majestueux, âgé de 150 ans, planté d’un tronc de 5,80 m de diamètre, recouvert d’un feuillage vert clair, léger et gracieux. Cet arbre est un cyprès chauve, ou cyprès de Louisiane, d’où il est originaire, au bord des cours d’eau ou dans les marécages.
Des pneumatophores : le cyprès chauve est hygrophile, c’est-à-dire qu’il a besoin de beaucoup d’humidité pour se développer. Évoluant sur sol très humide, il y développe des pneumatophores, qui sont des racines aériennes pouvant atteindre 1,50 m de haut dans son milieu naturel (50 cm en Europe).
Le moulin à eau de la Verrière
La construction du premier moulin remonterait au moins au 12e s.; il faisait alors partie des biens des bénédictins installés à l’Angle Chaillou. Cette métairie devint rapidement un prieuré dépendant de l’abbaye de Blanche-Couronne (près de Savenay), et le moulin a probablement produit la farine nécessaire aux moines de celle-ci.
Propriété pour moitié de la famille de Rohan, il est acquis en 1448 par Jean Lespervier, seigneur de la Gascherie. A partir de 1711, le moulin devient la propriété d’entrepreneurs qui vont le transformer en site industriel.
L’utilisation de ce moulin a évolué au cours de son histoire : d’abord moulin à farine, il devient moulin à foulon à la fin du 17e s., chamoiserie puis forge à l’époque de la Révolution ; il redevient foulonnerie dans la première moitié du 19e s. et moulin à farine dans la seconde moitié. Il n’est pas reconstruit après son incendie en 1889.
Au 18e s., le moulin aurait fait fonctionner jusqu’à quatre foulons : marteaux frappant des draps juste tissés pour les rendre plus serrés et les assouplir, de même que des peaux.
Le village de la Verrière date de 1790 : les maisons ont été construites pour loger à proximité de la forge (devenue Manufacture royale), les ouvriers spécialisés qui travaillaient « au feu et en continu ». En 1800, le moulin actionnait un fourneau, un gros marteau, deux martinets et une forge, employant une quarantaine d’ouvriers et produisant, principalement, des armes à destination des arsenaux, des outils aratoires et des fers divers.


Cette première partie a été effectuée par groupe d’une quinzaine de randonneurs.
Nous sommes 43 inscrits dont 9 nouveaux et 2 reviennent après une année blanche (36 femmes et 7 hommes).
D’année en année, la bonne humeur est toujours présente.
Merci à toutes et tous
Marie-Françoise, animatrice