Le groupe 10 km à La Chabossière – Couëron

Ce 26 septembre 2025, première randonnée de la saison 2025/2026 (effectif : 51 !)

Cette randonnée est une boucle d’environ 9,5 km à La Chabossière, près de Couëron ; départ au parking du stade Léo Lagrange, à la Noë Allais, vers l’ouest et le lac de Beaulieu. Le lac est vite atteint et on en longera la rive.

On quitte ensuite le lac pour rejoindre le chemin du Four du Diable que nous suivons jusqu’au franchissement d’un modeste cours d’eau. On poursuit vers le nord sur l’escarpement surplombant la petite rivière jusqu’au hameau de la Carterie. La pause se fera un peu avant le km 5, au point culminant de notre itinéraire (alt. 50 m env.). C’est un moment sympa où Béatrice fait la présentation des animateurs, les nouveaux (et aussi les anciens !). Elle souhaitera la bienvenue aux nouveaux qui rejoignent notre groupe et les présentera également.

Le retour au point de départ passe par un sentier longeant une rivière puis par un petit parcours urbain. Un temps clément s’est maintenu tout l’après-midi et nous avons marché sur des chemins secs et bien peu de routes. Il restera le souvenir d’une randonnée agréable, variée dans ses paysages, un excellent début pour notre série de randonnées.
 

La Chabossière – C’est un quartier de développement récent, une des cités ouvrières installées peu après la 1ère guerre mondiale. Avec le développement des industries locales, les besoins en main-d’œuvre des usines (en particulier de Couëron et d’Indre) ont entraîné un afflux de travailleurs (venus de toute l’Europe) qu’il fallait loger. Après 1945, c’est là que s’organise aussi le mouvement des « Castors » : on construit sa maison avec l’aide des voisins et on participe à la construction des autres habitations. C’est aussi en ce lieu qu’ont été trouvées les plus anciennes traces archéologiques de la commune de Couëron : des terres cuites, des briques avec des décors antiques provenant d’édifices paléochrétiens des 6ème et 7ème s. et des vestiges plus anciens provenant d’une villa romaine.

Lac de Beaulieu – Il a été créé en 1992 sur le site de 170 ha des marais de Beaulieu pour en faire une zone de loisirs et de pêche. Ce plan d’eau communal (19 ha) avait vocation à favoriser la reproduction des poissons et le développement de la faune et de la flore. C’est le plus grand lac artificiel de la métropole nantaise (ses berges s’étirent sur 2,3 km – profondeur, 1,80 m) ; classé en zone Natura 2000. C’est aussi une réserve ornithologique : hérons cendrés, aigrettes…

Couëron et sa célèbre tour – La ville est très ancienne mais c’est sa remarquable histoire industrielle qu’on peut retenir. A la fin du 19ème s. la fonderie de Couëron est la plus grande usine à plomb de France. La galène (minerai de plomb argentifère) arrive entre autres par chalands de Pont-Péan (Ille-et-Vilaine) dont la mine fournit alors 80% de la production nationale de minerai de plomb. L’usine, établie en 1861, traitait le minerai de plomb et avait aussi des laminoirs à laiton et cuivre. La tour, terminée en 1878, s’élève à environ 70 m (diamètre 11 m) et permettait la fabrication de plombs de chasse. Elle a cessé son activité en 1957 et l’usine elle-même fermera en 1988. La ville va réhabiliter le site : l’Espace culturel et associatif a ouvert  en 2009 et la Médiathèque en 2014. La tour est aujourd’hui l’unique tour à plomb de France, classée monument historique en 1993 avec tout son équipement intérieur.

Béatrice – Nadine – Thierry

Gilles, rédacteur, ex-animateur