La randonnée de ce 16 mai 2025 n’est pas une boucle mais un parcours en ligne de 9,8 km qui mènera notre groupe d’une quarantaine d’adeptes de la Varenne à Champtoceaux. La météo est tout à fait clémente.
Du bourg de la Varenne, on rejoint les Grenettes au bord de la boire de Loire Saint-Nicolas, face à l’île Dorelle. Nos pas nous feront passer par le Cul de la Luce puis par les Basses Sauzaies et, en montant, vers les Hautes Sauzaies. Il y aura des chemins dans la prairie et dans les bois, souvent avec de beaux panoramas depuis les hauts des coteaux, jusqu’à près de 80 m d’altitude.
C’est enfin le printemps, et les prairies verdoyantes ont pris les vives couleurs de nombreuses fleurs, parfois en véritables parterres. Le chant des oiseaux nous accompagnera tout du long et les papillons ne cesseront de papillonner allégrement.
Ce sera ensuite la descente vers Champtoceaux, précisément vers le lieu-dit Cul du Moulin, lieu de départ d’une précédente et superbe randonnée en octobre 2023. Voilà donc encore une belle randonnée qui n’est possible qu’avec la disponibilité du car pour l’aller, et du car du retour.

La Varenne
La création (le 15.12.2015) de la commune nouvelle d’Orée d’Anjou (Maine-et-Loire) résulte du regroupement de plusieurs communes, entre autres Bouzillé, Champtoceaux, Landemont, Liré, Saint-Sauveur-de-Landemont et La Varenne.
Au Moyen Age, varenne signifiait une terre sablonneuse d’alluvions et inculte où l’on ne trouve que peu d’herbe pour les bestiaux mais fréquentée par le gibier. Cela rappelle la présence forte de la Loire et de ses bras. D’ailleurs, varenne désignait aussi des monticules insubmersibles qui se formaient dans le lit du fleuve et où se réfugiaient les animaux durant les crues.
Ce territoire est dans la zone Natura 2000 de la vallée de la Loire entre Nantes et Les Ponts-de-Cé. La zone de la Vallée de la Divatte et celle de la Vallée de la Loire aval, des Ponts-de-Cé à La Varenne, sont classées espaces naturels sensibles (dont le caractère naturel est menacé et rendu vulnérable).
Champtoceaux
Grégoire de Tours mentionne le Castrum celsum au 6è s. dans son Historia Francorum mais son occupation est bien plus ancienne. Le port, à l’abri de son promontoire rocheux, se développe dès l’âge de bronze ; des bateaux y passent chargés de cuivre d’Espagne et d’étain de Grande-Bretagne. Le site a été un oppidum romain puis une cité médiévale fortifiée, une ville close de murs. Le port et son péage sont très actifs dès le 7è s. et le restent durant tout le Moyen Age.
Située à la frontière entre Anjou, Poitou et Bretagne, la forteresse de Champtoceaux est un site stratégique pendant tout le Moyen Age. Elle se trouve au centre des principaux conflits de l’époque et voit dans et sous ses murs défiler Jean Sans-Terre, Philippe Auguste, Henri II d’Angleterre et Saint Louis. Il en reste les deux tours d’entrée et des ruines.
De nombreux hommes de Champtoceaux prennent part à la Guerre de Vendée dans l’armée catholique et royale et la ville subira les passages des « colonnes infernales » : l’église et de nombreuses habitations sont détruites par les flammes, près de 200 personnes sont tuées.
Le Cul du Moulin
Le hameau du Cul du Moulin tire son origine des anciennes activités du lieu. Les arches du 13è et du 14è s. abritèrent des roues à aubes qui actionnaient des meules à farine. Elles étaient manœuvrées selon le niveau de la Loire, d’où le nom de moulin-pendu.
Le Moulin-Pendu
Il est édifié au 13è s. sur la Loire en contrebas du site fortifié. Bien visible par exemple depuis le pont entre Oudon et Champtoceaux, c’est le site d’un péage fluvial et d’un ancien moulin à eau. Il est classé au titre des Monuments historiques.
Dans les années 1820, William Turner réalise plusieurs dessins et aquarelles représentant ce site lors de son voyage sur la Loire.








