Cette année, pour la journée annuelle des randonneurs, nous sommes allés à La Rochelle.
Le matin, pour tous les groupes, marche côtière d’Angoulins à la plage des Minimes.
La marée facétieuse a recouvert de galets la plage de sable fin mais aussi provoqué l’érosion de la plage du Roux, ce qui nous a obligés à faire un petit détour ; ce fut une randonnée de 8km au cours de laquelle nous avons rencontré un cycliste solitaire et une randonneuse esseulée tous deux intarissables sur leur région.
A notre arrivée sur la plage des Minimes, le groupe des 8km était déjà installé au soleil, nous avons préféré la partie ombragée pour sortir notre pique-nique du sac.
L’après-midi, chaque groupe avait son parcours particulier ; pour le groupe des 6km, nous avons opté pour une visite de la ville historique.
Après le repas, pour rejoindre le Vieux-Port, nous avons embarqué sur le Navi-Bus (privatisé pour les 3A à cette occasion). Lors de cette traversée, nous avons croisé la balise rouge et noire qui marque l’extrémité nord de la digue Richelieu encore visible à marée basse.
Débarqué au pied de la Tour de la Chaîne, le groupe était prêt à arpenter les rue de la vieille ville pour en découvrir une partie de ses richesses, son histoire et ses mystères.
Au final, une agréable visite, même si le temps nous a manqué pour passer chez le glacier conseillé par notre randonneuse du matin et souhaité par tous, mais le car nous attendait… il fallait rentrer à Saint-Sé !
Gilles et Martine
Photos Annie, Brigitte, Martine et aliae
La matinée sur le bord de mer
Un parcours le long de la côte

Quelques photos de notre périple du matin




























La visite de La Rochelle
Un parcours dans la partie « historique » de la ville
Les numéros sur la carte renvoient aux indications en dessous

(1) La rue sur les Murs
On est sur l’ancien chemin de ronde élevé de 1352 à 1387 qui relie la Tour de la Chaîne à la Tour de la Lanterne et à la porte des deux Moulins.
Ce rempart a été épargné par Richelieu qui y voyait un moyen de défense contre les Anglais.
C’est le seul vestige des anciens remparts.
Le long des murs, on peut voir des graffitis témoins du lourd souvenir carcéral ; au bout du mur, on peut y voir aussi le bronze de Bruce Krebs intitulé « de génération en génération »
« C’est l’histoire de gens qui lisent dans la tête des gens qui lisent eux-même dans la tête d’autres gens, et ainsi de suite… Un peu comme le transfert d’une culture de génération en génération… Mais parfois, l’un d’entre eux refuse de lire, et à sa suite, tout se dégrade, et il n’y a pas de recours. »
Le long de cette rue, les anciennes demeures d’armateurs dominent le large et sur la façade de l’une d’elles, on peut voir une caravelle sculptée tel un blason.
Sur la plage Saint-Jean-d’Acre, au pied des murs, les anciens chantiers navals on laissé la place à un parking ; en juillet, il est la scène principale des Francofolies.




(2) La maison du Chat,
bâtie en style néo-normand par l’architecte Morguet en 1926.


(3) La porte des 2 Moulins
Elle fut l’un des principaux accès à la ville forte.
Ici, à l’embouchure de la rivière Lafond, les templiers s’étaient vu concéder par Aliénor d’Aquitaine deux moulins à eau actionnés par la marée.
La rue de l’Escale
Tirant son nom de Jean de Lescale, président du Présidial de La Rochelle de 1638 à 1663, la rue de l’Escale est la dernière rue de La Rochelle à avoir conservé son pavage ancien, fait de ces gros galets ronds. Ceux-ci, provenant du Canada, avaient au départ une autre fonction : ils servaient à lester les navires qui assuraient le commerce transatlantique et n’étaient récupérés que dans un second temps pour ces fonctions urbanistiques. Côté ouest, elle conserve encore sa structure ancienne faite de maisons dont le premier étage s’appuie sur des arcades.
(4)Maison Nicolas Venette
Au numéro 2 de la rue de l’Escale, la maison Venette fut construite au début du XVIIe siècle par un médecin espagnol, Martin Bartox. Il a fait décorer la façade avec six bustes de médecins célèbres de l’Antiquité et du Moyen Age, dont Hippocrate. Un autre médecin, Nicolas Venette, a logé dans cette maison quelques années plus tard. En 1683, ce dernier fut exclu du Collège de médecine, les nouveaux statuts écartant les protestants.


(5) Hôpital d’Auffredy (au bout de la rue de l’Escale)
Le premier hôpital à cet emplacement est édifié en 1203 à l’aide d’une donation d’Alexandre d’Auffredy, négociant à La Rochelle. Ce riche commerçant s’endetta pour équiper 10 navires en 1196 dans le but d’aller chercher des produits exotiques sur les côtes africaines. Les navires ne revenant pas au bout de plusieurs années, il fut contraint de vendre tous ses biens pour rembourser ses dettes. Il vécut ensuite de mendicité avec sa femme qui ne l’abandonna pas. En 1203, ses vaisseaux reviennent à La Rochelle chargés d’or, d’ivoire et de pierres précieuses. Il décida alors de consacrer toute sa fortune aux pauvres. La façade du bâtiment actuel sur la rue date de 1820.
(6) La Grosse Horloge
La partie basse de la Grosse Horloge date du XIIe siècle, au moment de la construction de la première enceinte de la ville, située alors à l’arrière de la tour à l’opposé du Vieux Port. La grande ouverture où passe la rue a remplacé les deux porches d’origine plus petits. Le clocher octogonal édifié en 1478 pour y placer une horloge est surmonté d’un campanile abritant une cloche d’un poids de plus de deux tonnes toujours en place. La cloche sonnait les heures et le moment de lever la chaîne tendue la nuit entre les deux tours pour fermer le port. La partie contenant l’horloge et la cloche a été reconstruite en 1746 dans un style Louis XV. Au sommet, une girouette en forme de navire s’oriente suivant les vents.

(7) La maison Pillaud
On dit que cette superbe bâtisse à cariatides et encorbellement bâtie au XVIe siècle située près de la Grosse Horloge fut cédée pour un rat (pas grand chose) peu avant la reddition de 1628.
Rue du Palais
Surnommée « Le Palais », cette rue qui est l’une des plus grandes artères de La Rochelle, relie la place de Verdun, qui se nommait place du Château, et la Grosse Horloge, anciennement appelée la porte du Perrot, au travers de ses commerces et de ses bâtiments historiques.
Comme la plupart des rues de la Vieille Ville, elle ne déroge pas à la règle : des arcades longent chaque côté de la rue, abritant ainsi ses habitants en cas de mauvais temps.
On pense d’ailleurs qu’elle tient son nom d’une habitation royale qui devait se trouver là pendant le Moyen Age…
(8) Hôtel de la Bourse : tribunal de commerce
L’Hôtel de la Bourse est un bâtiment édifié en 1760 pour recevoir la Chambre de Commerce, institution créée par Louis XIV en 1700. Le roi souhaitait faciliter les échanges entre négociants et avoir leur avis sur les décisions pour développer le commerce. Les négociants et armateurs se réunissaient déjà à La Rochelle depuis le XVIe siècle dans la rue ou dans une salle louée à un cafetier pour discuter des transactions et des affrètements. Les navires de La Rochelle commerçaient à cette époque essentiellement avec les colonies françaises d’Amérique, des Antilles et du Canada, pour l’importation de sucre, tabac et peaux. La perte de ces colonies à la suite de la Guerre de Sept ans avec l’Angleterre et l’indépendance d’Haïti à la Révolution ont provoqué la ruine des armateurs rochelais. Les deux ailes latérales de l’hôtel de la Bourse réunies par un péristyle offrent un large espace aux galeries où les marchands discutaient de leurs affaires. Les sculptures des façades sur la cour représentent des instruments de navigation, roses des vents, ancres, rames, sextants, et deux poupes de navires en hommage au commerce maritime.




(9) Palais de Justice
Inscrit au titre des Monuments historiques, le Palais de Justice dévoile une belle façade au style corinthien dans la rue du Palais.
On voit notamment les six colonnes qui soutiennent l’édifice et il faut lever les yeux vers le ciel pour apercevoir les superbes ornements et les frises sculptées en haut du bâtiment.
Reconstruit au XVIIIe siècle à la place de l’ancien Palais de Justice bâti par Henri IV, il se fond parfaitement dans la rue grâce aux arcades qui le soutiennent juste devant l’entrée.

(10) Maison du chien
Maison bâtie entre le XVIe et leXVIIe siècle, au sommet du dôme de l’échauguette d’angle, ornée de motifs en forme d’écailles ; la sculpture représente un petit chien, effigie du chien du maire Pineau qui habitait la maison en 1563. L’immeuble a été inscrit au titre des monuments historiques en 1928.


(11) Maison Henri II
La maison Henri II a l’originalité d’être constituée uniquement de galeries et d’un cabinet de travail édifiés au fond de la cour au 11 rue des Augustins. Cette construction a été élevée en 1555 par Hugues Pontard, procureur du Roi en Saintonge. Cette charge était achetée par des membres des grandes familles nobles, elle permettait de représenter le roi et défendre ses intérêts dans les cours de justice de l’Ancien Régime. Cette justice était rendue dans les « parlements » locaux. En 1555, Hugues Pontard représentait Henri II, fils de François Ier, c’est pourquoi il a fait graver sur les caissons de la galerie les H et les croissants, emblèmes du roi, d’où le nom de la maison. Le jardin à la française offre un décor agréable.

(12) Clocher Saint-Barthélemy
Le clocher est le dernier vestige de l’église Saint-Barthélemy, construite au XIIe siècle, puis reconstruite au XVe siècle. En 1568, les notables de la ville convertis au protestantisme avec à leur tête François Pontard, le fils du constructeur de la maison Henri II, soulèvent la population contre les catholiques. Les églises sont pillées et brûlées. La ville craignant d’être attaquée en représailles par les troupes du roi détruisent des églises, dont Saint-Barthélemy, pour renforcer les murailles avec leurs pierres. Les Rochelais conservèrent le clocher pour servir de tour de guet et placer des canons sur la plateforme supérieure. Chaque année, le premier dimanche après Pâques, appelé dimanche de la Quasimodo, l’église Saint-Barthélemy était le lieu d’élection de trois notables, présentés ensuite au sénéchal du roi pour qu’il choisisse le maire de La Rochelle.
(13) Cathédrale Saint-Louis
La cathédrale actuelle construite à partir de 1741 occupe l’emplacement de l’église Saint-Barthélémy détruite par les protestants en 1568, puis reconstruite cent ans plus tard à partir de 1668. Après le siège de la Rochelle par Richelieu en 1628, Louis XIII décide de faire de la ville le siège de l’évêché et le Temple protestant est transformé en cathédrale. Cette cathédrale était situé sur la place de Verdun, en face de l’entrée de la cathédrale actuelle. En 1687, un feu de joie est allumé sur la place devant le Temple pour célébrer la guérison du roi Louis XIV, gravement malade. Le feu est transmis à la charpente et détruit entièrement l’édifice. Faute de financement, la reconstruction est engagée seulement en 1740 à l’aide d’une donation de Louis XV, qui imposa aussi son architecte, Jacques Gabriel, ce qui explique la ressemblance de l’édifice avec la cathédrale de Versailles. Une chapelle sur la gauche expose des ex-voto peints par des marins aux XVIIe et XVIIIe siècles en remerciement à Dieu d’être rentrés sains et saufs de voyages en mer.


(14) Place de Verdun
La place de Verdun se situe sur le site du premier port rochelais, quand les bateaux remontaient le cours d’eau, qui serpente désormais dans les parcs, pour décharger ici leurs marchandise.
Le Château de Vauclerc, édifié au XIIe siècle par Henri Plantagenet, roi d’Angleterre et époux d’Alienor d’Aquitaine, se dressait alors à cet endroit, et ses ruines restent visibles dans le parking souterrain. L’envasement du cours d’eau change l’affectation de la place, qui est devenu une place d’Armes,
Les anciens l’appellent encore place d’Armes, quand bien même il y a longtemps que les troupes militaires n’y défilent plus. Depuis près d’un siècle, quatre-vingt-dix-neuf ans très précisément, la grande place centrale de La Rochelle porte le nom de la bataille la plus meurtrière de la Première Guerre mondiale. C’est sous le conseil municipal d’Eugène Decout, maire de 1905 à 1920, que cette dénomination fut retenue, en hommage aux combattants de la Grande Guerre tombés pour la France à Verdun.
Avant cela, l’esplanade avait déjà été rebaptisée. Elle s’appela ainsi place de l’Ormeau, place Royale durant l’Ancien Régime, puis place du 10 août pendant la Révolution, puis place Napoléon sous l’Empire, puis place des Armes.
(15) Le Café de la Paix
C’est un lieu d’exception, lustres, grands miroirs et dorures, le décor date des années 1920 et respire encore l’atmosphère de cette époque. Il a été classé monument historique en 1984. L’origine du bâtiment n’a rien à voir avec ce qu’il est devenu au XXe siècle. Il a été érigé au XVIIIe siècle pour abriter un hôpital, l’hôpital Saint-Étienne, qui a fermé après la Révolution. Il sert ensuite de salle de spectacle, puis devient le Café de la Paix au XXe siècle. Il a accueilli de nombreuses célébrités dont Georges Simenon dans les années 1930.
(16) Fontaine du Pilori
Malgré le nom de cette place, ce n’est probablement pas ici que les condamnés étaient attachés pour être vu de la population rochelaise, car la fontaine portait autrefois le nom de « Puit Lori ». A partir de l’année 1447, des conduites souterraines en terre cuite ont été mises en place pour conduire l’eau des sources du Lafond, situées à plus d’un kilomètre au nord, vers le centre de la ville. Les travaux ont été entrepris malgré le risque de coupure ou d’empoisonnement par les assiégeants en cas de guerre, car l’eau des puits de La Rochelle est saumâtre à cause des infiltrations d’eau de mer. Avant 1711, les habitants devaient aller chercher l’eau de la fontaine du Puit Lori au fond d’une fosse de six mètres de diamètre et presque autant de profondeur en utilisant un escalier glissant et glacé l’hiver. Pour sécuriser l’accès à l’eau, la municipalité a alors installé la fontaine au niveau du sol en comblant la fosse, les aménagements ont été financés par une taxe sur les entrées de vin dans la ville.


(17) Hôtel de Ville
L’hôtel de Ville a brûlé accidentellement en 2013 et sa restauration a duré plus de six ans. Les habitants de La Rochelle ont obtenu leur indépendance du pouvoir féodal par Guillaume X duc d’Aquitaine et comte de Poitou en 1138. Depuis cette date, les Rochelais ont élu leurs représentants et ont édifié une maison communale à l’emplacement de l’hôtel de ville actuel. Les privilèges accordés par le comte, puis confirmés par les rois d’Angleterre et de France, étaient plus importants que ceux des autres villes de France, d’où la réputation d’indépendance de La Rochelle. Les échevins pouvaient, par exemple, rendre la justice et condamner le coupable à la peine capitale. L’édifice actuel de style gothique date de la fin du XVe siècle.





Le Vieux Port
Le port de La Rochelle a pris une importance dès le Moyen Age grâce à Aliénor, héritière du duché d’Aquitaine. Elle devient reine de France par son premier mariage avec le roi Louis VII en apportant l’Aquitaine à la Couronne mais, quinze ans plus tard, le souverain la répudie pour des rumeurs d’infidélité et surtout pour ne pas avoir d’héritier mâle. Elle épouse ensuite Henry comte d’Anjou, qui montera par la suite sur le trône d’Angleterre et apportera l’Aquitaine à ce pays. Devenu roi, Henry ouvrit les marchés de son royaume et de l’Europe du nord au port de La Rochelle pour l’exportation du vin et du sel de la région. Pendant plus de 300 ans le port restera le plus important de l’Atlantique. Aux siècles suivants, il devient un des principaux ports de commerce avec les possessions françaises en Amérique. Il est occupé actuellement par des navettes d’excursion et des voiliers. Les nombreuses terrasses de cafés et restaurants en font un lieu très animé. Les quais du Vieux Port constituent l’emplacement le plus typique de la visite de La Rochelle.
Les Phares du Vieux Port de La Rochelle
Deux phares balisent l’axe du chenal
Les phares du Gabut et du quai Valin, bien que fermés au public, jouent un rôle crucial dans la navigation du Vieux Port de La Rochelle. Ces deux structures forment un système d’alignement ingénieux pour guider les navires dans le chenal d’entrée du port.
Phare du Gabut
Situé à l’entrée du port, le phare du Gabut se distingue par sa couleur rouge vif, agrémentée de carrés rouges peints sur sa structure. Sa position stratégique en fait le premier repère visuel pour les marins approchant du port.
Phare du quai Valin
également appelé le « phare Blanc »
Au fond du bassin des yachts se dresse le phare du quai Valin, reconnaissable à sa couleur verte. Son architecture unique le démarque des phares traditionnels puisqu’il intégré dans le tissu urbain et incorporé dans la structure d’un immeuble. Il fut surélevé en 1855 pour éviter toute confusion avec l’éclairage urbain
La tour de Richelieu (balise)
Cette tour est de couleur rouge. Elle est située à l’entrée du chenal d’accès au port des Minimes et du Vieux Port.
Le phare du Bout du Monde
Ce phare se situe au large du cap de la pointe des Minimes, à l’entrée du chenal maritime du port de plaisance de La Rochelle. Il est un lieu de mémoire littéraire du roman Le Phare du bout du monde de Jules Verne de 1905, inspiré de sa réplique du phare du bout du monde de Patagonie argentine de 1884, de l’île des États située à l’est de la péninsule Mitre en Terre de Feu, dans la région du cap Horn et des cinquantièmes hurlants (une des zones maritimes les plus dangereuses du globe).
L’histoire de La Rochelle en quelques dates
Village de pêcheurs, fondé au Xe siècle, La Rochelle devient dès le XIIe siècle un port important. Dotée de larges « libertés » par le Duc d’Aquitaine, Guillaume X, La Rochelle s’affranchit des tutelles féodales. En 1199, Guillaume de Montmirail devient le 1er maire de La Rochelle.
XIIIe siècle : le commerce
Le Moyen Age marque son apogée grâce au commerce du vin et du sel avec des marchands venus de plusieurs ports et villes du nord de l’Europe, que l’on appelle la Hanse. Bien que La Rochelle ne fut jamais une ville Hanséatique, elle restera le plus important comptoir français sur l’Atlantique jusqu’au Xve siècle et un allié protestant.
La Rochelle protestante
L’indépendance de la ville l’amène naturellement à accueillir les idées nouvelles de la Réforme. Les Rochelais optent pour la cause réformée lors du coup d’État protestant du 9 janvier 1568. La Rochelle conquiert un statut de ville libre et s’épanouit, de 1590 à 1620, tant dans le domaine économique que culturel.
1628 : le siège
Toutefois, La Rochelle menace la politique d’unification de Richelieu. Aussi, lorsque le maire fait tirer le canon, le 10 septembre 1627, sur les troupes royales, la répression ne se fait pas attendre. Louis XIII et Richelieu assiègent alors la ville. Après plus de 13 mois de siège, La Rochelle cède devant la famine. La mairie est supprimée et la ville se trouve privée de ses privilèges.
Le nouveau monde
Très vite pourtant, elle se relève grâce au commerce maritime. Entre 1630 et 1635, débutent des relations régulières avec la Nouvelle-France (Canada) et les Antilles. En 1694, le commerce s’épanouit (sucre des Antilles, commerce triangulaire, fourrures du Canada) tandis que la renaissance intellectuelle et le rayonnement artistique de La Rochelle s’intensifient.
XIXe siècle
Enfin, la Révolution et les guerres de l’Empire endorment la ville qui ne se réveille qu’à la création du port en eaux profondes de La Pallice, en 1890. Ses qualités nautiques inciteront les Allemands à y établir une base sous-marine au cours de la deuxième guerre mondiale. La Rochelle sera la dernière ville de France libérée en 1945 et n’aura, par chance, subi aucune destruction importante.