Randonnée du 28 février 2025
Nous avons emprunté cet itinéraire en boucle de 9,2 km environ sur la commune de Saint-Mars-du-Désert et au sud du bourg, pour l’essentiel celui appelé l’Orée du Bois. Et cela à quelques jours seulement du mois de mars ! C’est un effectif de 46 présents qui s’est élancé par beau temps ensoleillé (enfin !) mais tout de même avec beaucoup de vent et plusieurs passages boueux.
Le départ se fait près des terrains de sport et du plan d’eau de la Verdière.
On empruntera en partie la Voie Verte, ancienne voie ferroviaire entre Carquefou et St-Mars-la-Jaille. En arrivant vers le km 4, au lieu-dit Le Caunier, on devait tourner à gauche mais le sentier attendu n’était plus disponible pour cause de privatisation due à la présence de nouvelles maisons. Il a donc fallu rebrousser chemin puis parvenir à retrouver notre itinéraire normal prévu moyennant un détour d’environ 600 m qui s’est accompli par un chemin boueux, délicat, imposant un choix qui nous est devenu habituel en hiver, c’est-à-dire un passage « rive gauche » ou « rive droite » du chemin en partie inondé, parfois en s’agrippant à la clôture ou, encore, passer dans les champs en bordure en se faufilant à travers les clôtures en fil de fer barbelé.
Le circuit fait traverser la Lande de Noé, les Basloirs de Cellier ou encore le Bouquet des Bois.
Comme souvent, on ne croise pas grand monde ce vendredi après-midi mais, dans les rangs, on s’interroge : pourquoi « désert » ?
Cette randonnée a permis la découverte de la campagne « marsienne » et a offert une transition bienvenue entre un sol encore bien marqué par les rigueurs hivernales et un ciel favorable annonçant un proche printemps. Et cela a été sans nul doute apprécié dans notre groupe.

Saint-Mars-du-Désert
Pourquoi “désert“ ?
Le nom “désert“ ne provient pas de la désertification de l’environnement, la végétation ne manquant pas dans cette zone humide. Ce qu’on appelle généralement désert est un lieu abandonné, non cultivé, de façon permanente ou pour une longue période, un lieu inhabité ou guère fréquenté.
Il existe plusieurs hypothèses évoquées sur le site de la commune.
En cet endroit, sur les bords de l’Erdre, il y avait un village gaulois, puis les Romains s’y installent et défrichent la forêt alentour, élèvent un temple à Petit-Mars, et donne le nom de Mars (dieu de la guerre) à cette forêt.
D’autre part, la mémoire collective aurait retenu l’épisode tragique où le pays, dévasté par les Huns au milieu du 5è s., serait ensuite resté en friches pendant de longues années.
Mais il pourrait aussi s’agir d’un rappel de l’inondation par les eaux de l’Erdre. « Dans la seconde partie du 6è s., Saint Félix, évêque de Nantes, fait élever une digue à la Chaussée Barbin pour rendre l’Erdre plus navigable. Les eaux refluent vers ce qui reste de la forêt de Mars dont les arbres commencent à pourrir. Un ouragan achèvera plus tard de les coucher. C’est la naissance des marais de la plaine de Mazerolles ».
L’hypothèse la plus vraisemblable est que le nom de Saint-Mars-du-Désert provient d’une déformation de Saint-Médard, patron de la paroisse ; St-Mars-du-Coutais, St-Mars-la-Jaille et autres ont sans doute la même origine. Le nom latin a été Sanctus Medardus (attesté dès 1123). Saint-Médard et la première mention de « Sanctus Medardus de deserto » remonte au 14è s. Saint-Médard (né en 456) était évêque de Noyon, dans l’Oise, entre Soissons et Compiègne.
La bataille de la Ceriseraie, de sinistre mémoire (12 août 1795), eut lieu sur le territoire communal et se solda par le massacre d’un détachement de soldats républicains par les Chouans et la population acquise aux idées royalistes.
Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, des prisonniers s’évadent d’un train qui les emmenait de Rennes vers Segré et l’Allemagne. 27 prisonniers réussirent leur évasion, mais quatre furent exécutés.
Béatrice – Henri – Gilles


