Les groupes 6 et 8 à Saint-Philbert-de-Bouaine

Pour cette huitième sortie des groupes des 6km et des 8km ce vendredi 7 février 2025, deux boucles ont été parcourues sur l’est de la commune de Saint-Philbert-de-Bouaine, commune au sommet de la pointe du département Vendée qui s’insère dans le département Loire-Atlantique.


La petite pluie fine qui en avait découragé beaucoup, un seul car a suffi pour une douzaine de randonneurs du groupe 6 et une vingtaine du groupe 8, a peu à peu cessé, laissant cependant des chemins bien mouillés, voire souvent boueux. La rivière Issoire, affluent de la Boulogne, emportant les eaux de la rivière Riffolet, a souvent pu être observée par chacun des deux groupes.

Pour les 6km


Les fins de parcours ont été quasi communes et passent devant l’un des sites remarquables de cette commune, la Grotte de Landefrère.

Pour les 8km

La Grotte de Landefrère : origine et construction


La Grotte de Landefrère est d’un intérêt patrimonial récent. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, en 1943, après les bombardements sur Nantes, le curé de la paroisse exprima une promesse : si tous les prisonniers et requis du S.T.O. de Saint-Philbert-de-Bouaine revenaient vivants de la guerre, la paroisse construirait une copie de la Grotte de Lourdes en remerciement à la Vierge Marie.
Le 21 août 1945, après le retour du dernier prisonnier dans la paroisse, il fallut honorer l’engagement. Un maçon, Jean-Baptiste Pineau, proposa de le mettre en œuvre sur le terrain de sa carrière et de reconstituer une excavation avec des pierres de celle-ci le long du front de taille. Sur le modèle de Lourdes, il forma une niche pour recevoir la statue de la Vierge. En avant, il dressa une chaire de prédicateur et posa un bac en pierre pour symboliser la source miraculeuse. Dans l’excavation reproduite, un autel trouva sa place et une grille en fer forgé vint fermer l’espace.
Hélas, la grotte eut à subir les méfaits des années et du vandalisme. Aussi, l’association Bouaine Patrimoine pratiqua une restauration de la voûte de la grotte, de l’autel, des grilles et de la chaire du prédicateur en 2016. Le site fut totalement réhabilité. Les statues successives furent victimes de la bêtise. Aujourd’hui, on peut voir une magnifique statue d’un blanc immaculé dans la cavité et une représentation en fer forgé (œuvre de Georges Barbarit) qui servit de remplacement temporaire. L’environnement de cette grotte a été fortement modifié par le chemin d’exploitation agricole qui la borde. A sa vocation religieuse originelle (dont l’organisation de pèlerinages) s’ajoute maintenant l’étape d’un sentier de randonnée.